La Turquie a franchi lundi un pas historique vers la paix en adoptant une loi qui ouvre la voie à la réintégration des combattants kurdes du PKK dans la société civile, après plus de quarante ans de conflit armé ayant fait des dizaines de milliers de morts.
Le texte, officiellement intitulé « Loi sur le renforcement de la solidarité nationale et de l’intégration sociale », a été adopté à une très large majorité de 468 voix sur 562, au terme de douze heures de débats. Il encadre le retour à la vie civile des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan renonçant aux armes, sans prévoir d’amnistie générale ni trancher le sort d’Abdullah Öcalan, le chef historique du PKK emprisonné depuis 1999. Environ 3 500 ex-combattants sur les quelque 10 000 détenus pourraient être libérés lors d’une première phase.
Cette adoption marque une étape majeure dans un processus de paix inédit, même si le PKK a lui-même dénoncé des « erreurs et lacunes » dans le texte, laissant de nombreux points de désaccord ouverts pour la suite.















