Le chanteur et peintre Tristan, de son vrai nom Pascal Dequatremare, est mort le 4 août 2026 à Pau, à l’âge de 68 ans. Il s’était fait connaître du grand public en 1988 avec le tube « Bonne, bonne humeur ce matin ». Son agent artistique a annoncé la nouvelle le lendemain, évoquant un cancer fulgurant survenu au lendemain de son anniversaire.
L’essentiel
- Tristan, de son vrai nom Pascal Dequatremare, est mort le 4 août 2026 à Pau, à 68 ans
- Son tube « Bonne, bonne humeur ce matin » avait cartonné en 1988
- La cause du décès est un cancer fulgurant, survenu au lendemain de son anniversaire
- Le clip du titre avait été réalisé par Mathieu Kassovitz, avec un jeune Vincent Cassel parmi les figurants
La nouvelle a été confirmée mercredi par son agent artistique, le galeriste Stéphane Mortier, cité par plusieurs médias.
Un tube devenu culte en 1988
Tristan grave son nom dans la mémoire collective avec « Bonne, bonne humeur ce matin », sorti en 1988.
Le clip est réalisé par un jeune Mathieu Kassovitz, qui fait figurer parmi les silhouettes un certain Vincent Cassel, alors inconnu du grand public.
Le titre s’impose sur les ondes et propulse le chanteur au rang de vedette d’un été.
Il enchaîne avec l’album Les femmes et les enfants d’abord en 1991, sans retrouver ce succès.
D’autres titres comme Je veux un bébé, La Chanson des poissons ou Costume jaune complètent une discographie restée dans l’ombre de ce premier tube.
Des débuts punk avant le virage pop
Avant la pop, Pascal Dequatremare fait ses armes dans le punk parisien.
Il joue de 1976 à 1978 au sein du groupe Guilty Razors, qui publie l’album I Don’t Wanna Be a Rich avant de se séparer.
Il adopte ensuite le pseudonyme Tristam Nada, puis fonde en 1980 le collectif Les Musulmans fumants.
Cette trajectoire alternative précède de quelques années le virage pop qui le rendra célèbre.
Une reconversion loin des plateaux
En 1991, Tristan tente une incursion à la télévision en animant, pendant plusieurs mois, la tranche matinale de M6 entre 7 et 9 heures.
L’expérience reste brève. Il se tourne ensuite vers la peinture, installant son atelier à Montreuil.
Dans un entretien accordé à Vice en 2016, il regrettait la direction prise par sa carrière musicale, confiant qu’il aurait dû faire « un disque plus trash, plus proche de l’esprit Guilty Razors ».
La musique française endeuillée
La disparition de Tristan s’ajoute à une série de deuils qui a marqué le monde musical ces derniers mois.
Le milieu avait notamment pleuré cette année le chanteur irlandais Glen Hansard, mort dans un accident, ainsi que le DJ français Kavinsky, retrouvé mort à Paris.
Autant de disparitions qui rappellent la fragilité d’une scène musicale française marquée par une série de deuils en 2026.
















