Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice et maire du 7e arrondissement de Paris, a demandé à réintégrer la magistrature. La Chancellerie a confirmé vendredi soir cette décision, qui intervient à deux semaines de l’ouverture de son procès pour corruption.
L’ex-garde des Sceaux (2007-2009), âgée de 60 ans, doit être jugée à partir du 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris. Elle est soupçonnée d’avoir perçu quelque 900 000 euros de la filiale Renault-Nissan entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil qu’elle n’aurait jamais effectuées. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a rendu un avis favorable que la Chancellerie s’apprête à suivre : elle serait affectée comme première substitut à l’administration centrale de la justice.
Cette réintégration, à la veille d’une audience qui s’annonce très médiatisée, suscite l’étonnement dans les milieux juridiques. La question de la compatibilité entre l’exercice de fonctions judiciaires et un procès pénal imminent s’y poserait avec acuité.














