À retenir
- La police du Gloucestershire a déclaré un incident majeur dimanche matin et interpellé plusieurs hommes soupçonnés d’infractions à l’Explosives Act
- Des logements du hameau de Whelford, à trois kilomètres environ de la base, ont été vidés vers un centre de loisirs
- Une équipe de déminage de l’armée britannique examine plusieurs véhicules à l’intérieur du périmètre bouclé
- Ni la Royal Air Force ni l’US Air Force n’ont communiqué à l’heure où nous publions
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La police du Gloucestershire a déclaré un incident majeur dimanche matin près de RAF Fairford, dans l’ouest de l’Angleterre, et plusieurs hommes ont été interpellés pour des soupçons d’infractions à la loi britannique sur les explosifs. Des habitations du hameau voisin de Whelford ont été évacuées dans la matinée.
Les habitants de Whelford ont été conduits vers un centre de loisirs
« Un certain nombre d’habitations sont en cours d’évacuation dans le secteur de Whelford, après la déclaration d’un incident majeur », indique la police du Gloucestershire dans un communiqué relayé par ITV News. Les résidents ont été orientés vers un centre de loisirs des environs.
Le service précise que le périmètre de sécurité reste en place et qu’il estime « l’incident circonscrit ». Whelford est un hameau de la paroisse de Kempsford, à une poignée de kilomètres de la piste.
Les démineurs de l’armée britannique examinent plusieurs véhicules
Une équipe spécialisée de neutralisation des explosifs de l’armée britannique inspecte « un certain nombre de véhicules », selon le même communiqué. Aucun blessé n’a été signalé.
Le nombre exact d’interpellations n’a pas été communiqué, pas plus que l’âge des personnes concernées. Aucune charge n’a été retenue à ce stade et aucune enquête antiterroriste n’a été annoncée.
La base a accueilli les quatorze B-52 partis bombarder l’Irak en 2003
Construite en 1944 comme base commune aux forces britanniques et américaines, RAF Fairford est l’une des rares emprises britanniques capables d’accueillir les bombardiers lourds de l’US Air Force. En mars 2003, quatorze B-52 y étaient stationnés pour les frappes sur l’Irak.
Chaque été, la base accueille aussi le Royal International Air Tattoo, l’un des plus grands meetings aériens militaires du monde, sur une commune de 3 236 habitants. Le contexte international est tendu depuis les frappes américaines en Iran et les représailles annoncées de Téhéran contre des bases américaines visées par les tirs iraniens, mais aucun lien n’a été établi avec l’opération de dimanche.
Cinq militants avaient saboté quinze remorques à bombes en mars 2003
La base a déjà été le théâtre d’une intrusion revendiquée. En mars 2003, cinq militants pacifistes avaient pénétré sur l’emprise pour empêcher le décollage des B-52 : deux d’entre eux avaient endommagé des tableaux de commande, des citernes de carburant et coupé les câbles de frein de quinze remorques à bombes, pour 10 000 livres de dégâts.
Deux des cinq avaient été acquittés en mai 2007, un jury ayant estimé leur geste justifié. Rien n’indique à ce stade que les faits de dimanche relèvent du même registre.
La police du Gloucestershire doit préciser le nombre d’interpellations et la durée du bouclage. Les habitants évacués attendent de savoir quand ils pourront regagner leur domicile.























