Jean Quatremer quitte Libération après plus de quarante ans et rejoint Marianne comme éditorialiste. Le spécialiste des affaires européennes écrira désormais dans l’hebdomadaire, où il participera au débat d’idées.
Quatre décennies à Libération
Jean Quatremer signe ses premiers articles pour Libération en 1984. À partir de septembre 1990, il se consacre à l’actualité européenne, d’abord comme responsable d’un cahier spécialisé, puis comme correspondant auprès des institutions de l’Union européenne à Bruxelles. Cette longue séquence professionnelle s’achève le 29 juillet 2026, avec l’annonce de son départ et de son arrivée chez Marianne.
Le quotidien reconnaît que les relations du journaliste avec une partie de la rédaction se sont dégradées au cours des trois dernières années. Plusieurs médias replacent ces tensions dans le contexte de ses prises de position publiques, notamment sur le conflit israélo-palestinien. Libération affirme pour sa part être resté attaché à la liberté d’opinion et au pluralisme au sein de sa rédaction.
Marianne revendique une voix sociale-démocrate
Dans son communiqué, Marianne annonce l’arrivée de Jean Quatremer en qualité d’éditorialiste. L’hebdomadaire présente une voix « sociale-démocrate » appelée à nourrir les discussions dans ses colonnes, mais également les échanges au sein de la rédaction.
Ève Szeftel, directrice de la rédaction, décrit un journaliste qui défend ses convictions avec vigueur et avec des arguments. Elle estime que son profil correspond à l’esprit revendiqué par Marianne, fondé sur la controverse, les faits et la liberté intellectuelle. Le site officiel du magazine confirme qu’Ève Szeftel dirige actuellement sa rédaction.
L’hebdomadaire rapproche ce recrutement de l’arrivée de Jacques Julliard en 2010. L’historien et journaliste avait alors quitté Le Nouvel Observateur pour devenir éditorialiste chez Marianne, après plusieurs décennies passées au sein du magazine.
Un éditorialiste très identifié sur l’Europe
Juriste de formation, Jean Quatremer construit l’essentiel de sa notoriété sur sa couverture des institutions européennes. Son travail à Bruxelles, ses ouvrages et ses interventions médiatiques en font l’une des voix françaises les plus identifiées sur les questions européennes. Son compte officiel le présente comme journaliste, éditorialiste et essayiste.
De son côté, Jean Quatremer explique dans le communiqué ne pas aimer « les chapelles ni les conformismes ». Il dit vouloir comprendre le monde tel qu’il est et considère que ses futurs éditoriaux pourront contribuer au débat démocratique, y compris lorsqu’ils provoquent le désaccord.















