À retenir
- Laurent Nuñez estime que les cortèges revendicatifs se sont bien déroulés lors de la troisième journée de mobilisation, samedi 31 octobre
- Le ministère de l’Intérieur recense 565 interpellations à 21 heures en France, après 40 000 contrôles menés en amont
- Cinq membres des forces de l’ordre ont été blessés dans l’agglomération parisienne, dont trois brûlés par un cocktail Molotov
- Le ministre défend l’éloignement des cortèges hors des centres-villes et annonce la dispersion des rassemblements nocturnes
Au sommaire
Laurent Nuñez a dressé samedi soir, depuis le ministère de l’Intérieur, le bilan de la troisième journée de mobilisation. Selon franceinfo, le ministre a jugé que « les cortèges revendicatifs se sont bien déroulés ».
Il a aussi dénoncé des groupes de casseurs qui ont agi, selon lui, « avec une violence inouïe ». Le ministre a parlé d’une journée compliquée pour les policiers et les gendarmes.
Laurent Nuñez défend des cortèges tenus hors des centres-villes
Le ministre a d’abord justifié le choix des parcours. « Le choix qui a été fait d’écarter ces cortèges des centres-villes sans venir entraver en quoi que ce soit la liberté d’expression, la liberté de manifestation, a été une bonne décision », a déclaré Laurent Nuñez.
À Paris, ce choix avait conduit la préfecture de police à imposer un itinéraire de Bagnolet à Charenton. Nous avions détaillé comment la préfecture avait repoussé les cortèges en périphérie.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →Le ministre a attribué les violences à des groupes présents « dans chaque cortège », qu’il rattache à l’ultragauche et à l’extrême gauche radicale.
511 interpellations à 20 heures, 565 une heure plus tard
Lors de son point de presse, Laurent Nuñez a avancé le chiffre de 511 interpellations. À 21 heures, le ministère de l’Intérieur en comptait 565 sur l’ensemble du territoire.
Les forces de l’ordre ont mené 40 000 contrôles en amont des défilés, dont 15 000 dans l’agglomération parisienne. Les contrôles ont visé les gares, les routes et les péages, selon Euronews.
Côté forces de l’ordre, l’agglomération parisienne compte cinq blessés : quatre policiers et un gendarme. Trois d’entre eux ont été brûlés par un cocktail Molotov.
À propos du cocktail Molotov lancé contre un gendarme mobile à Paris, le ministre a évoqué une « tentative de meurtre ».
Une participation en recul par rapport au 17 et au 24 octobre
Le ministère de l’Intérieur a compté 320 000 manifestants, dont 70 000 à Paris. Les syndicats jeunesse en revendiquent près de 500 000. Nous avons publié le détail des chiffres de participation, ville par ville.
Selon les chiffres de l’Intérieur, la mobilisation avait réuni 550 000 personnes le 17 octobre et 410 000 le 24 octobre.
Votre argent, vos droitsHeures creuses EDF : le groupe veut piloter le chauffe-eau de 5 millions de clients→70 000 policiers et gendarmes maintenus pour la nuit d’Halloween
Le dispositif de 70 000 policiers et gendarmes est reconduit pour la soirée. Laurent Nuñez vise les appels à se rassembler lancés sur internet pour Halloween.
« Généralement, c’est la mouvance d’ultra-gauche qui a appelé à ces rassemblements. Et donc, évidemment, ils seront dispersés », a prévenu le ministre.
Plusieurs villes ont pris des mesures pour la nuit. À Nantes et à Montpellier, un couvre-feu délimite des zones interdites, sous peine d’amende. Le prochain bilan du ministère de l’Intérieur est attendu dimanche matin.
Votre avis nous intéresse
Une réaction, un témoignage, une précision ? Écrivez-nous en quelques lignes : la rédaction relit chaque message avant de le publier.



