À retenir
- Dans une lettre envoyée jeudi 29 octobre aux préfets, Laurent Nuñez juge le risque de violences urbaines « très élevé » samedi soir
- Le ministre de l’Intérieur redoute des cortèges sauvages et des attaques de bâtiments publics, du début de soirée jusque tard dans la nuit
- Des appels à se rassembler sur les places des centres-villes à partir de 20 heures circulent, la date tombant le soir d’Halloween
- Lors de la journée du 24 octobre, 1 435 personnes avaient été interpellées et 267 policiers et gendarmes blessés, selon le ministre
Au sommaire
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé jeudi 29 octobre aux préfets de se préparer à une soirée à haut risque samedi 31 octobre. C’est BFMTV qui a révélé ce courrier, dont franceinfo cite de larges extraits.
Selon le ministre, « le risque de violences urbaines est très élevé » pour cette nouvelle journée de mobilisation, qui coïncide avec Halloween.
Des rassemblements attendus dès 20 heures dans les centres-villes
Les services de renseignement ont repéré, surtout sur les réseaux sociaux, de « multiples appels à rassemblement dans les centres-villes ». Ces appels mêlent la contestation sociale et la fête d’Halloween.
Les rendez-vous visés sont fixés sur les places publiques à partir de 20 heures. Le ministre évoque une période allant du début de soirée « jusque tard dans la nuit ».
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du jeudi 29 octobreÀ la une : Channel 4 arrive sur Disney+Lire l’édition →Les autorités craignent des « cortèges sauvages », des violences et des « attaques de bâtiments publics ».
Le ministre réclame un dispositif « puissant, réactif et agile »
Laurent Nuñez demande aux préfets de « mobiliser pleinement l’ensemble des services de l’État ». Le dispositif de maintien de l’ordre devra être « puissant, réactif et agile », sur le modèle de celui déployé le 24 octobre.
Le ministre avait déjà donné le ton lundi 26 octobre sur BFMTV. Il s’attendait alors à une journée « de nouveau compliquée » et annonçait un dispositif « extrêmement robuste ». Il ajoutait que les couvre-feux allaient « bien sûr » se poursuivre dans les jours suivants.
Cette mobilisation intervient dans un climat tendu, après la réponse d’Emmanuel Macron sur les lycéens blessés et Parcoursup face à HugoDécrypte.
Le précédent du 24 octobre : 1 435 interpellations
Lors de la journée précédente, le samedi 24 octobre, le ministre a fait état de 1 435 interpellations, dont plus d’une centaine pour détention d’armes par destination.
Toujours selon Laurent Nuñez, 267 policiers et gendarmes et 150 manifestants ont été blessés ce jour-là. Trois manifestants ont été grièvement touchés, à Toulouse, Reims et Clermont-Ferrand.
Le ministre avait qualifié cette journée de « maîtrisée », par opposition au 17 octobre, qu’il avait décrit comme un « gros plantage ».
Votre argent, vos droitsGifi dépôt de bilan : l’enseigne serait en cessation de paiements, selon Sud Ouest→Samedi à Paris, un rendez-vous à 14 heures devant l’Assemblée nationale
À Paris, la coordination des Gilets jaunes appelle à un rassemblement à 14 heures devant l’Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement, ainsi que devant des mairies d’arrondissement. Des syndicats et des lycéens, encore en vacances de la Toussaint, sont aussi appelés à se mobiliser.
Les mots d’ordre ont évolué depuis le 17 octobre : la vie chère a cédé la place à la défense des libertés publiques, après les interdictions de cortèges et les couvre-feux. Le gouvernement fait face en parallèle à la colère lycéenne visant le ministre Édouard Geffray.
Les préfectures doivent préciser dans les prochaines heures, département par département, les mesures applicables samedi : périmètres, interdictions éventuelles de rassemblement et horaires de couvre-feu.
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