À retenir
- Laurent Nuñez a remis sa démission dimanche 18 octobre au chef de l’État, qui l’a refusée lundi 19 octobre
- L’Élysée invoque la nécessité d’un commandement continu des forces de l’ordre dans le contexte actuel
- Sur France Inter, le ministre de l’Intérieur admet un manque d’anticipation sur les effectifs mobilisés samedi
- Le parquet de Paris compte 557 gardes à vue dans la capitale depuis la journée du 17 octobre
Laurent Nuñez reste ministre de l’Intérieur. Emmanuel Macron a refusé lundi 19 octobre la démission que lui avait remise la veille le locataire de la place Beauvau, après les violences de la mobilisation du 17 octobre, a annoncé l’Élysée dans un communiqué.
La présidence justifie ce choix par « la nécessité d’un commandement continu des forces de l’ordre dans le contexte actuel ».
« Je suis responsable de tout ce qui se passe » : Laurent Nuñez sur France Inter
Invité de France Inter lundi à 7 h 50, le ministre a confirmé sa démarche. « J’ai remis ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe », a-t-il déclaré.
Laurent Nuñez a reconnu un « manque d’anticipation sur les forces disponibles » pour encadrer les cortèges de samedi. Il a ajouté que « la participation était manifestement plus importante que prévu ».
Interrogé sur la situation dans plusieurs villes, il a répondu : « Oui, il y a eu une perte de contrôle. »
Le ministre attribue les débordements au « volume de casseurs » présents dans les cortèges et met en cause « la mouvance d’ultragauche ». « Nous ne lâcherons rien » pour retrouver les auteurs, a-t-il assuré.
L’Élysée exige de nouveaux modes d’action contre les casseurs
En le maintenant à son poste, Emmanuel Macron fixe deux exigences à son ministre. Il lui demande de déployer « au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action (…) contre les casseurs ».
Le chef de l’État réclame aussi la transparence sur « les défaillances d’anticipation et de renseignements » qui ont précédé les pillages de commerces. Ces consignes s’ajoutent aux annonces faites par Emmanuel Macron lors de son allocution dimanche.
Votre argent, vos droitsFioul : TotalEnergies promet 200 € de moins les 1 000 litres dès le 1er novembre→Ancien préfet de police de Paris, Laurent Nuñez occupe le ministère de l’Intérieur depuis octobre 2025.
557 gardes à vue à Paris, une cellule de crise à Matignon
Selon le parquet de Paris, 557 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale depuis samedi. 77 % d’entre elles sont majeures.
Sébastien Lecornu devait réunir lundi, à partir de 10 heures, une cellule interministérielle de crise. Le Premier ministre avait déjà mis en cause Jean-Luc Mélenchon après les violences du 17 octobre.
Sur le volet judiciaire, le garde des Sceaux a de son côté demandé que soit requise la détention provisoire contre les personnes interpellées lors de ces violences.
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