À retenir
- Le ministère de l’Intérieur compte 320 000 manifestants en France samedi 31 octobre, dont 70 000 à Paris
- À Bordeaux, des barricades ont brûlé cours de la Marne vers 16 h 30, à l’arrivée d’un cortège de 11 000 personnes
- À Nantes, les ponts menant au centre-ville sont restés fermés et cinq personnes ont été interpellées
- Syndicats et organisations étudiantes appellent à une grève générale jeudi 5 novembre
Au sommaire
- Paris : 70 000 manifestants selon l’Intérieur, heurts à la porte de Charenton
- Bordeaux et Nantes : feux de barricades près de la gare, ponts fermés sur la Loire
- Lyon, Rennes, Marseille, Toulouse : lacrymogènes en fin de parcours
- Avignon, Guéret, Pau : des cortèges sans incident
- Grève générale jeudi 5 novembre, blocus des lycées dès lundi
Troisième samedi de mobilisation contre la vie chère, le 31 octobre a rassemblé moins de monde que les deux précédents. Le ministère de l’Intérieur recense 320 000 manifestants, contre 410 000 le 24 octobre et 550 000 le 17 octobre.
L’intersyndicale jeunesse, qui regroupe des organisations étudiantes et lycéennes, revendique près d’un demi-million de participants, dont 200 000 dans la capitale. Environ 70 000 policiers et gendarmes étaient déployés.
Le récapitulatif ci-dessous reprend, ville par ville, les chiffres disponibles et les incidents signalés.
Paris : 70 000 manifestants selon l’Intérieur, heurts à la porte de Charenton
Le cortège parisien s’est élancé à 14 h de la porte de Bagnolet. Il a suivi le trajet périphérique fixé par la justice, à la place du parcours Bastille-Nation demandé au départ.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →D’après Europe 1, des heurts ont opposé forces de l’ordre et casseurs à l’arrivée, à partir de 17 h environ. Des engins incendiaires ont été lancés. Les policiers ont répliqué par des gaz lacrymogènes et des charges, comme le montre notre récit des charges de CRS et tirs de lacrymogènes à Charenton.
À 14 h, 27 interpellations étaient comptabilisées dans tout le pays, contre 217 le samedi précédent.
Bordeaux et Nantes : feux de barricades près de la gare, ponts fermés sur la Loire
À Bordeaux, 11 000 personnes ont défilé, rapporte France 3 Aquitaine. Parti à 14 h de la place de la Bourse, le cortège a rejoint la place de la Victoire.
Vers 16 h 30, des tensions ont éclaté cours de la Marne et place André-Meunier, dans le quartier de la gare. Des groupes ont dressé des barricades et allumé des feux. Des compagnies de CRS et des blindés Centaure étaient sur place.
À Nantes, les manifestations restaient interdites dans le centre-ville. ICI Loire Océan fait état de plusieurs milliers de personnes réunies sur l’île de Nantes.
Les ponts Anne-de-Bretagne, Haudaudine et Audibert, ainsi que la passerelle Schœlcher, ont été fermés. Des gaz lacrymogènes ont été tirés près du pont Haudaudine. Un canon à eau a visé des manifestants qui tentaient de gagner la place Foch, vers 17 h 30.
Cinq personnes ont été interpellées pour port de matériel interdit.
En fin de journée, les Centaure des forces de l’ordre ont quitté la place du Commerce, annonce Ouest-France.
Lyon, Rennes, Marseille, Toulouse : lacrymogènes en fin de parcours
À Lyon, la préfecture et les organisateurs s’étaient accordés sur un parcours allant de la Manufacture des Tabacs à la place Jean-Macé, par Garibaldi et Berthelot. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés place Jean-Macé quand des manifestants ont voulu sortir du périmètre autorisé.
Votre argent, vos droitsHeures creuses EDF : vos horaires changent dès le 4 novembre, ce que vous pouvez faire→À Rennes, le défilé autorisé s’est déroulé comme prévu. Des affrontements ont été signalés au moment de la dispersion, avenue Jean-Janvier.
Des tensions ont aussi éclaté à Marseille, où des pavés ont été jetés sur les CRS boulevard Chave, et à Toulouse, où plus de 700 policiers et gendarmes étaient déployés.
Avignon, Guéret, Pau : des cortèges sans incident
Dans plusieurs villes moyennes, les cortèges sont restés calmes. franceinfo décrit des défilés « globalement » calmes en début d’après-midi à Avignon, Guéret et Pau.
À Pau, un peu plus de 2 000 personnes ont marché. Elles étaient 2 000 à Clermont-Ferrand. Au total, 350 actions étaient annoncées dans le pays.
Grève générale jeudi 5 novembre, blocus des lycées dès lundi
La mobilisation ne s’arrête pas là. Syndicats et organisations étudiantes appellent à une grève générale jeudi 5 novembre. Les syndicats lycéens prévoient des blocus d’établissements dès lundi 2 novembre.
Écoles, mairies et transports figurent parmi les secteurs visés, comme le détaille notre point sur ce qui bougera le 5 novembre au-delà des trains.
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