À retenir
- Samedi 31 octobre, des individus masqués ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre près du pont de Charenton, selon la préfecture de police
- Les CRS ont chargé et tiré du gaz lacrymogène, puis la situation est redevenue calme, d’après la même source
- La préfecture compte 70 000 manifestants à Paris, le ministère de l’Intérieur 320 000 dans toute la France
- Un couvre-feu de 23 h à 6 h s’applique cette nuit autour de République et de Châtelet-Les Halles
Au sommaire
Des individus vêtus de noir et masqués ont rejoint la queue du cortège parisien, samedi 31 octobre, avant de viser les forces de l’ordre près du pont de Charenton. Les CRS ont chargé et tiré du gaz lacrymogène, a indiqué la préfecture de police.
La situation est ensuite « redevenue calme », selon la préfecture, citée par franceinfo.
À 14 h, le ministère de l’Intérieur décrivait une situation « globalement calme, sans incident notable » dans la capitale.
70 000 manifestants entre la Porte de Bagnolet et la Porte de Charenton
La préfecture de police a dénombré 70 000 manifestants à Paris à 17 h. Pour cette troisième journée de mobilisation contre la vie chère, le ministère de l’Intérieur en recense 320 000 sur l’ensemble du territoire.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →Le défilé s’est élancé à 14 h de la Porte de Bagnolet, puis a longé les boulevards des Maréchaux jusqu’à la Porte de Charenton. Ce tracé en périphérie découle d’une décision de justice : le Conseil d’État a imposé le trajet Bagnolet-Charenton, à la place du parcours Bastille-Nation demandé par les organisateurs.
Bastille, Sacré-Cœur, Rochechouart : trois rassemblements hors parcours
Plusieurs groupes se sont formés loin du cortège officiel. Près de la Bastille, quelque 200 personnes ont accepté de le rejoindre sous escorte policière, après un dialogue avec les forces de l’ordre, selon la préfecture.
Environ 300 personnes ont tenu un sit-in devant le Sacré-Cœur, dans un climat qualifié de « très calme ». Un défilé non autorisé d’environ 150 personnes a été signalé boulevard de Rochechouart.
Les rassemblements non déclarés sont interdits dans plusieurs secteurs de la capitale jusqu’à lundi matin.
Plus de 500 casseurs cours de Vincennes le 24 octobre
Le dispositif de ce samedi a été bâti après les violences de la semaine précédente. Le 24 octobre au soir, plus de 500 casseurs s’étaient heurtés aux forces de l’ordre cours de Vincennes, d’après la préfecture de police.
Le ministère de l’Intérieur recensait 27 interpellations en France à 14 h ce samedi. Le 24 octobre, à la même heure, il en comptait 217.
Avant la journée, Agathe Foucault, porte-parole de la police nationale, désignait « la mobilisation de casseurs et de pilleurs à la tombée de la nuit » comme « la principale menace ». Les services attendaient entre 300 et 600 militants d’ultragauche dans la capitale.
Votre argent, vos droitsHeures creuses EDF : le groupe veut piloter le chauffe-eau de 5 millions de clients→Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a mobilisé 70 000 policiers et gendarmes dans le pays. Le dispositif comprend aussi 26 blindés Centaure de la gendarmerie, dont deux devant l’Élysée.
Couvre-feu de 23 h à 6 h autour de République et Châtelet
La soirée d’Halloween reste la période la plus surveillée. Dans les secteurs de République et de Châtelet-Les Halles, un couvre-feu s’applique de 23 h à 6 h les nuits du 31 octobre au 1er novembre et du 1er au 2 novembre.
Avant tout trajet dans ces quartiers, mieux vaut vérifier les fermetures anticipées des stations République et Châtelet.
Les tensions ont été plus vives en régions : à Marseille, des pavés ont visé les CRS boulevard Chave, et des heurts ont aussi été signalés à Lyon et à Grenoble.
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