À retenir
- Mercredi 4 novembre, la préfecture de police de Paris a interdit le tracé Bastille-Concorde déclaré par l’intersyndicale pour la mobilisation de jeudi.
- Le défilé parisien est autorisé de 14 heures à 19 heures entre République et Nation, en passant par le boulevard Voltaire.
- L’intersyndicale d’Île-de-France conteste devant le tribunal administratif l’interdiction partielle comme l’itinéraire de substitution.
- Pour le 31 octobre, le Conseil d’État avait donné raison au préfet et renvoyé le cortège vers les portes de la capitale.
Au sommaire
La place de la République, et non la Bastille, servira de point de départ au cortège parisien de jeudi 5 novembre. La préfecture de police de Paris a interdit mercredi le parcours Bastille-Concorde que l’intersyndicale avait déclaré dès le 21 octobre, selon franceinfo.
Les manifestants pourront marcher de 14 heures à 19 heures en suivant le boulevard Voltaire jusqu’à la place de la Nation. Les syndicats ont aussitôt annoncé un recours.
La préfecture invoque les violences du 17 octobre
L’arrêté du préfet de police Patrice Faure met en avant une situation sociale tendue et les émeutes urbaines qui ont touché la capitale le 17 octobre. Ce jour-là, le défilé parisien avait été émaillé d’affrontements, de pillages et de dégradations.
Les organisations syndicales voulaient défiler à proximité de l’Assemblée nationale, de l’Élysée et de Matignon.
Ce secteur reste fermé au cortège. L’interdiction a été rendue publique moins de 24 heures avant l’heure de départ.
Près de 250 manifestations annoncées jeudi en France
La mobilisation interprofessionnelle porte sur les salaires, l’emploi et les services publics. Hors de Paris, près de 250 rassemblements sont prévus, et le renseignement territorial attend entre 500 000 et 700 000 manifestants en dehors de la capitale.
À Lyon, le cortège s’élance dès 10 h 30, comme le détaillait notre point sur les manifestations de jeudi publié mardi.
Côté trains, la SNCF annonce au moins neuf TGV sur dix, mais des perturbations sur la plupart des TER et des lignes d’Île-de-France. Dans les écoles, le ministère de l’Éducation nationale estime à 17,54 % le taux de grévistes dans le premier degré public.
Le Conseil d’État avait validé le tracé préfectoral le 31 octobre
Pour la journée du 31 octobre, la préfecture avait déjà refusé un trajet entre Bastille et Nation. Elle proposait à la place un circuit sur les boulevards des Maréchaux, de la porte de Bagnolet à la porte de Charenton.
Le tribunal administratif de Paris avait annulé cette interdiction le vendredi 30 octobre au soir. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait annoncé un appel, et le Conseil d’État a cassé ce jugement dans la nuit, rapporte LCP.
Le défilé s’était donc tenu en périphérie, où les CRS ont chargé et tiré des lacrymogènes à Charenton en fin de parcours.
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Le bras de fer judiciaire a commencé avant même l’arrêté. Mardi 3 novembre, la CGT, la CFDT, FO, la FSU, Solidaires et l’Unef avaient saisi le juge des référés pour contraindre la préfecture à publier une éventuelle interdiction avant mercredi 14 heures, afin de garder le temps d’un recours.
L’audience s’est tenue mercredi à 9 h 30.
Après la publication de l’arrêté, l’intersyndicale a annoncé contester l’interdiction partielle et le parcours préfectoral devant le tribunal administratif. Elle réclame le retour au tracé Bastille-Concorde. Sauf décision contraire du juge, le cortège parisien partira de République jeudi à 14 heures.
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