À retenir
- La préfecture de police de Paris met en ligne une plateforme pour recevoir les images des violences, dégradations et pillages des derniers jours
- Les photos et vidéos des témoins doivent aider les enquêteurs à identifier puis interpeller les auteurs présumés
- En région parisienne, 200 policiers sont chargés d’analyser les vidéos, selon franceinfo
- Caméras de commerçants, vidéoprotection, enregistrements de la RATP et réseaux sociaux sont déjà exploités
La préfecture de police de Paris met en ligne une plateforme destinée aux témoins des violences, dégradations et pillages commis ces derniers jours dans la capitale.
Toute personne ayant filmé ou photographié ces faits est invitée à y déposer ses images. L’objectif affiché est de faciliter l’identification et l’interpellation des auteurs.
Le lien d’accès est communiqué par la préfecture de police elle-même.
Les pillages du samedi 17 octobre au cœur des enquêtes
Les faits visés remontent notamment à la journée de mobilisation du samedi 17 octobre contre la hausse du coût de la vie. Des magasins ont été pillés à Paris, mais aussi à Lyon, Marseille et Nice.
Le bilan de cette journée est détaillé dans notre article sur les 500 000 manifestants revendiqués et les mairies visées.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réclamé une « réponse pénale élevée » et annoncé une « opération judiciaire massive ».
200 policiers franciliens chargés d’exploiter les vidéos
En région parisienne, 200 policiers sont spécialement affectés à l’analyse des images, selon franceinfo.
Ils croisent plusieurs sources : les caméras des commerçants, la vidéoprotection des villes, les enregistrements de la RATP et les contenus publiés sur les réseaux sociaux.
À Paris, une équipe réunit des enquêteurs des sûretés territoriales de quatre départements. Des analyses sont aussi transmises au Service national de police scientifique.
Les images des témoins viennent compléter ce dispositif.
Toute personne mise en cause reste présumée innocente tant qu’aucun jugement définitif n’a été rendu.
Une nouvelle mobilisation attendue samedi 24 octobre
La plateforme arrive alors qu’une nouvelle journée de manifestations est prévue samedi 24 octobre. Le gouvernement a annoncé un dispositif de sécurité renforcé, avec plus de 60 000 policiers et gendarmes promis ce jour-là.
Les commerçants touchés par les pillages disposent par ailleurs d’une aide financière spécifique. Ils peuvent solliciter un prêt à taux zéro de Bpifrance de 50 000 euros, ouvert à partir de vendredi.





























