À retenir
- UNIFY Group dispose d’une exclusivité pour négocier l’acquisition des deux marques et de leurs activités numériques et hors média
- Sciences et Avenir revendique près de 2 millions de lecteurs print et plus de 1,2 million de visiteurs uniques mensuels
- La Recherche compte plus de 10 000 abonnés et conserve un positionnement tourné vers les chercheurs et universitaires
- L’opération reste un projet : les représentants du personnel doivent encore être informés et consultés
UNIFY Group a officialisé jeudi 10 septembre l’ouverture d’un nouveau chantier dans la presse scientifique française. Le groupe veut ajouter Sciences et Avenir et La Recherche à un portefeuille qui comprend déjà Science & Vie, avec l’objectif de réunir trois marques aux lectorats différents.
Que veut exactement racheter UNIFY Group ?
Le projet couvre Sciences et Avenir, La Recherche, leurs déclinaisons numériques et leurs activités hors média. UNIFY Group indique bénéficier d’une exclusivité pour mener l’opération, sans communiquer le montant envisagé.
Le communiqué publié le 10 septembre 2026 ne présente pas la transaction comme définitivement conclue. Les instances représentatives du personnel compétentes doivent être informées et consultées avant la poursuite du processus.
Cette distinction est importante : à ce stade, il s’agit d’un projet d’acquisition, et non d’un changement de propriétaire déjà réalisé.
Le dossier intervient dans un secteur de la presse magazine où les mouvements de concentration se multiplient. Le site avait notamment suivi l’offre de Reworld Media sur Mondadori France, opération qui avait placé Science & Vie dans son portefeuille.
Quels seraient les 3 titres scientifiques réunis ?
- Science & Vie est déjà détenu par le pôle média d’UNIFY Group et constitue sa marque historique sur ce marché.
- Sciences et Avenir occupe un terrain grand public avec un mensuel, un site et une présence importante sur les réseaux sociaux.
- La Recherche adopte un positionnement plus spécialisé, avec une revue trimestrielle destinée notamment aux chercheurs et universitaires.
Cette répartition explique l’intérêt stratégique du rapprochement. UNIFY ne récupérerait pas seulement deux publications supplémentaires : le groupe disposerait de marques capables de couvrir plusieurs niveaux de lecture de l’information scientifique.
L’histoire récente de Science & Vie reste également particulière. Une partie de son ancienne rédaction avait quitté le magazine avant de créer Epsiloon, un épisode raconté dans notre article consacré au lancement d’Epsiloon.
Quel poids représente Sciences et Avenir ?
Sciences et Avenir affiche une diffusion France payée de 168 610 exemplaires, selon les données ACPM OJD 2025 citées par UNIFY Group dans son communiqué du 10 septembre 2026.
La marque revendique également près de 2 millions de lecteurs de sa version imprimée, selon ACPM OneNext 2026 S1. Son audience numérique dépasse 1,2 million de visiteurs uniques mensuels selon la mesure MNR de juillet 2026.
À cela s’ajoutent 2,4 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, chiffre attribué à Kolsquare au 1er septembre 2026. La Recherche revendique de son côté plus de 10 000 abonnés.
Ces données donnent une dimension plus concrète au projet : Sciences et Avenir apporterait surtout une audience grand public importante, tandis que La Recherche compléterait l’ensemble sur un segment plus spécialisé.
Pourquoi cette opération compte pour la presse scientifique ?
UNIFY Group explique vouloir jouer sur la complémentarité des positionnements éditoriaux et des audiences. Le rapprochement placerait sous un même propriétaire trois marques historiques de l’information scientifique française.
Le mouvement s’inscrit aussi dans une stratégie beaucoup plus large de Reworld Media. Début 2026, son partenariat data avec Canal+ Brand Solutions illustrait déjà l’importance prise par son portefeuille de marques et leurs audiences numériques.
La prochaine étape ne concerne donc pas encore l’intégration opérationnelle des rédactions. La consultation des représentants du personnel et l’issue des négociations détermineront d’abord si Sciences et Avenir et La Recherche rejoignent effectivement UNIFY Group.






















