Une automobiliste s’est vu infliger une amende de 743 euros et un retrait de quatre points de permis à cause d’un geste anodin de sa passagère. Selon les informations de L’Indépendant, un radar à intelligence artificielle a confondu le bras de sa belle-mère, occupée à se gratter le nez, avec une ceinture de sécurité non attachée.
L’essentiel
- Une conductrice reçoit une amende de 743 euros et 4 points retirés après un contrôle radar automatisé
- Le dispositif a confondu le bras de sa belle-mère, en train de se gratter le nez, avec l’absence de ceinture
- L’histoire est rapportée par L’Indépendant, qui a recueilli le témoignage de la conductrice verbalisée
- Les nouveaux radars IA détectent aussi le téléphone au volant depuis leur déploiement généralisé en 2026
Ce qu’on sait
Le contrôle a eu lieu sur une route française, à bord d’un véhicule où la conductrice circulait avec sa belle-mère installée sur le siège passager.
Au moment où le radar a photographié la voiture, la passagère venait justement de lever le bras pour se gratter le nez.
Le système d’analyse d’image a interprété ce geste comme un défaut de port de la ceinture de sécurité, la manche masquant momentanément la sangle.
Résultat : un procès-verbal de 743 euros assorti d’un retrait de quatre points, adressé à la conductrice quelques jours plus tard.
C’est L’Indépendant qui a recueilli ce témoignage, révélant au passage les limites très concrètes de ces nouveaux outils de contrôle routier.
Le contexte : des radars IA généralisés depuis 2026
La France déploie depuis fin 2024 une nouvelle génération de radars capables de repérer, en plus de la vitesse, le téléphone au volant, l’absence de ceinture et les distances de sécurité insuffisantes.
Ce déploiement s’est généralisé en 2026, en commençant par l’Île-de-France et les grandes agglomérations avant de s’étendre au reste du territoire.
En théorie, un agent humain doit valider chaque verbalisation avant son envoi, une étape de contrôle censée filtrer les erreurs d’interprétation de la machine.
Dans cette affaire, cette double vérification n’a visiblement pas suffi à repérer le quiproquo entre un bras replié et une ceinture manquante.
La suite : une contestation possible auprès de l’ANTAI
Comme pour toute amende jugée abusive, la conductrice dispose d’un délai pour contester le procès-verbal auprès de l’ANTAI, l’agence chargée du traitement automatisé des infractions.
La procédure implique de rassembler des preuves précises, photo du geste ou témoignage de la passagère à l’appui, avant l’expiration du délai de recours.
L’affaire, si elle prête à sourire, relance aussi une question plus sérieuse : celle de la fiabilité de ces systèmes automatisés à mesure qu’ils se multiplient sur les routes françaises.
Aucune suite officielle n’a pour l’instant été communiquée sur l’issue de cette contestation.
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