À partir de dimanche, les entreprises actives dans l’Union européenne devront étiqueter tout contenu généré ou modifié par l’intelligence artificielle. Cette obligation découle de l’article 50 du règlement européen sur l’IA, dont l’application débute le 2 août 2026.
Deepfakes, chatbots, avatars virtuels et textes rédigés sans contrôle éditorial humain devront porter un label ou un filigrane numérique signalant leur origine. La mesure vise les grandes plateformes comme TikTok, Meta ou Google, mais aussi toute organisation publiant du contenu généré par IA. La Commission européenne a publié un guide de conformité pour accompagner les entreprises.
Des amendes jusqu’à 15 millions d’euros
Les sociétés qui ignorent ces règles de transparence s’exposent à une amende pouvant atteindre 15 millions d’euros ou 3 % de leur chiffre d’affaires mondial. Un délai supplémentaire, jusqu’au 2 décembre 2026, est accordé pour adapter les systèmes déjà en place. Les œuvres artistiques, satiriques ou fictionnelles restent exemptées.
Cette échéance tombe alors que l’IA générative s’invite déjà largement dans les contenus grand public, à l’image de Netflix qui confirme l’utiliser dans 300 films et séries.















