Vous souhaitez divorcer à l’amiable, sans passer par un tribunal ? Depuis la réforme de 2017, le divorce par consentement mutuel permet aux couples de se séparer rapidement et sans juge — à condition d’être d’accord sur toutes les conséquences de la séparation. Voici comment ça marche en 2026, ce que ça coûte et combien de temps il faut compter.
Qu’est-ce que le divorce par consentement mutuel ?
Le divorce par consentement mutuel — aussi appelé divorce à l’amiable — est la voie la plus rapide et la moins conflictuelle pour mettre fin à un mariage. Il suppose que les deux époux soient d’accord non seulement sur le principe de la séparation, mais également sur l’ensemble de ses conséquences : répartition des biens, résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire éventuelle.
Depuis la loi du 18 novembre 2016, ce type de divorce se déroule sans passage devant un juge aux affaires familiales, sauf si l’un des enfants mineurs demande à être entendu par un magistrat. Dans ce cas, le dossier est renvoyé devant le tribunal — mais cela reste exceptionnel.
Comment se déroule la procédure étape par étape ?
Chaque époux doit être représenté par son propre avocat. Ces derniers rédigent ensemble une convention de divorce qui détaille les modalités de la séparation. Une fois le document finalisé, chaque époux reçoit un exemplaire par lettre recommandée avec accusé de réception.
S’ouvre alors un délai de réflexion obligatoire de 15 jours. Ce délai ne peut en aucun cas être réduit. À l’issue de ce délai, les deux époux signent la convention en présence de leurs avocats respectifs. Dans les 7 jours suivant la signature, l’un des deux avocats transmet le troisième exemplaire de la convention à un notaire désigné d’un commun accord. Le notaire vérifie la régularité formelle du document avant de le déposer au rang de ses minutes, lui conférant ainsi force exécutoire.
La dissolution du mariage est effective à compter du dépôt de la convention chez le notaire.
Combien coûte un divorce par consentement mutuel en 2026 ?
Le coût varie selon la complexité du dossier et les honoraires des avocats, librement fixés. En pratique, on peut retenir les fourchettes suivantes :
Pour les dossiers simples (pas de bien immobilier commun, accord total sur les enfants), les honoraires d’avocat se situent généralement entre 1 000 € et 1 500 € par époux. Pour les situations plus complexes — patrimoine important, désaccords sur la prestation compensatoire, bien immobilier à partager — la facture peut dépasser 3 500 € HT par avocat.
À cela s’ajoutent les frais de notaire : le dépôt de la convention coûte 49,44 € TTC. En revanche, si vous avez des biens immobiliers à partager, des droits de partage de 1,10 % de la valeur des biens et des émoluments réglementés s’appliquent, ce qui peut alourdir significativement la facture.
Certains avocats proposent désormais des divorces en ligne à tarifs forfaitaires, à partir de 245 € à 259 € par personne pour les dossiers très simples. Ces offres sont intéressantes pour les couples sans enfant et sans patrimoine commun.
Quels délais prévoir en 2026 ?
Le divorce par consentement mutuel reste la procédure la plus rapide. En moyenne, tout est réglé en 1 à 3 mois, contre plus d’un an pour un divorce contentieux. Le calendrier minimal incompressible se décompose ainsi : environ 2 à 4 semaines pour rédiger la convention avec les avocats, 15 jours de délai de réflexion obligatoire, puis 7 jours pour la transmission au notaire et le dépôt définitif.
Des délais supplémentaires peuvent survenir si les époux ne sont pas d’accord sur certains points, si un bien immobilier doit être estimé, ou si l’un des enfants mineurs fait valoir son droit à être entendu.
Ce qu’il faut retenir avant de se lancer
Le divorce par consentement mutuel est la solution idéale pour les couples qui s’entendent encore suffisamment pour s’organiser ensemble. Il est rapide, moins coûteux qu’un divorce contentieux et moins traumatisant pour les enfants. Mais il nécessite un accord total sur toutes les conséquences — dès qu’un désaccord persiste, il faut envisager une autre procédure.
N’hésitez pas à consulter un avocat spécialisé en droit de la famille pour évaluer votre situation avant de vous engager : beaucoup proposent une première consultation gratuite ou à tarif réduit.









