Ce lundi 4 mai, Nicolas Sarkozy a achevé son interrogatoire devant la cour d’appel de Paris dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Les plaidoiries des parties civiles s’ouvrent dès mardi.
L’ancien président a assuré face aux magistrats qu’il n’existe « pas un centime » traçable de l’argent libyen dans sa campagne. Sa défense a présenté une nouvelle thèse fondée sur l’analyse de 19 000 documents issus d’une clé USB de l’intermédiaire Ziad Takieddine, arguant d’un système de rétrocommissions vers Abdallah Senoussi, numéro deux du régime Kadhafi. La cour et le parquet sont restés sceptiques — d’autant qu’une erreur de calcul de 200 000 euros a été reconnue par la défense en pleine audience.
Les plaidoiries des parties civiles, dont trois ONG anticorruption, s’ouvrent dès mardi 5 mai. L’ancien chef de l’État, condamné à cinq ans de prison en première instance pour association de malfaiteurs, attend la décision de la cour d’appel, prévue d’ici novembre 2026.
