Un décret publié ce samedi au Journal officiel encadre désormais la durée des arrêts de travail en France. À partir du 1er septembre 2026, une première prescription ne pourra pas dépasser 31 jours, et toute prolongation sera plafonnée à 62 jours.
Le texte s’inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2026, adopté malgré l’opposition des syndicats. Le gouvernement justifie la mesure par l’envolée des coûts : les indemnités journalières ont atteint près de 18 milliards d’euros en 2025, en hausse d’un milliard par an depuis la crise sanitaire, la santé mentale étant désormais le premier motif d’arrêt. Des dérogations restent prévues selon l’état de santé du patient.
La mesure concernera médecins, sages-femmes et chirurgiens-dentistes. Un second décret paru le même jour plafonne à quatre ans le versement des indemnités en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle.
