Guillaume Genton dément avoir trompé les témoins du documentaire Patrick Bruel diffusé sur CNews

Stéphane Larue
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Stéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Guillaume Genton lors d'une apparition dans Touche pas à mon poste !

Guillaume Genton, producteur du documentaire « Patrick Bruel : de séducteur à prédateur ? », a publié ce samedi un communiqué pour démentir les accusations de Mediapart contre sa société de production. L’ancien chroniqueur de « Touche pas à mon poste ! » conteste toute tromperie et revendique une pratique de cession de droits habituelle dans le secteur audiovisuel. Mediapart se réserve la possibilité d’engager des poursuites judiciaires.

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L’essentiel

  • Le documentaire aurait été produit initialement pour RTL TVI (Belgique), diffusé le 9 juin, avant que les droits soient cédés à CNews en France.
  • Mediapart affirme que sa journaliste Marine Turchi et plusieurs victimes présumées n’auraient jamais consenti à apparaître sur CNews.
  • Guillaume Genton assure que tous les intervenants ont signé une autorisation incluant « toutes autres chaînes de télévision et plateformes de streaming ».
  • Mediapart envisage des poursuites judiciaires pour des méthodes jugées contraires à l’éthique professionnelle.

La polémique a éclaté vendredi 12 juin, quand Mediapart a publié un communiqué affirmant que plusieurs personnes interviewées pour le documentaire avaient accordé leurs témoignages à une équipe se présentant comme travaillant pour RTL Belgique — ignorant que leurs propos seraient repris dans un programme diffusé ce même soir à 21h sur CNews.

Parmi elles, Marine Turchi, journaliste de Mediapart à l’origine des révélations sur les accusations visant Patrick Bruel, ainsi que Sabine Langaret, qui accuse le chanteur d’agression sexuelle, son avocate Myriam Guedj-Benayoun et Jean-Michel Aubry-Journet, cofondateur du collectif #MusicToo. Tous auraient refusé de participer s’ils avaient su que le documentaire était destiné à CNews.

La thèse de Guillaume Genton : une cession de droits classique

Guillaume Genton, fondateur de Genton Productions et ex-chroniqueur de Touche pas à mon poste !, réfute point par point ces accusations dans un communiqué publié samedi.

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Il affirme que le documentaire a bien été commandé et produit pour RTL TVI, chaîne belge sur laquelle il a été diffusé en premier le 9 juin. La destination française n’aurait été décidée qu’après le tournage, dans le cadre d’une cession de droits à l’international — une « pratique courante » dans le secteur, précise-t-il.

Des autorisations signées, dit le producteur

Genton Productions assure par ailleurs que chaque intervenant a signé une autorisation de diffusion à l’en-tête de la société, mentionnant RTL TVI mais aussi « toutes autres chaînes de télévision et plateformes de streaming ». Le producteur dément catégoriquement que ses équipes se soient présentées « sous une fausse identité ou comme appartenant à un autre média ».

Guillaume Genton estime que certains des témoins mis en avant par Mediapart dans l’affaire Patrick Bruel nourrissent une opposition à CNews pour des « raisons personnelles et politiques » — ce qui, selon lui, ne modifie pas « la réalité contractuelle et factuelle du projet ».

Mediapart envisage des poursuites

De son côté, Mediapart maintient ses accusations et fustige des méthodes contraires à l’éthique professionnelle. Le média fondé par Edwy Plenel a indiqué se réserver la possibilité d’engager des poursuites judiciaires.

Cette controverse s’inscrit dans le contexte de l’affaire Patrick Bruel : selon Mediapart, de nouvelles plaintes auraient récemment été déposées contre le chanteur. Le site d’investigation, qui couvre l’affaire depuis l’origine, avait aussi révélé la réouverture d’une enquête préliminaire à Nanterre pour viol présumé.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.