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Missiles Patriot : Washington autorise la vente de 500 PAC-3 à l’Ukraine

Le département d'État chiffre la commande à 2,1 milliards de dollars, réglée par le Canada, l'Allemagne, la Norvège et un prêt européen. Aucun contrat n'est encore signé.

Journaliste — Publié le
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Missiles Patriot : Washington autorise la vente de 500 PAC-3 à l’Ukraine
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Le département d’État américain a donné vendredi 30 octobre son feu vert à la vente de 500 missiles Patriot PAC-3 MSE à l’Ukraine
  • Le montant estimé atteint 2,1 milliards de dollars, pièces de rechange et soutien logistique compris
  • Le Canada, l’Allemagne, la Norvège et un prêt de l’Union européenne financent l’achat, sans argent américain
  • Il s’agit d’une autorisation de vente potentielle : aucun contrat n’est encore signé
Au sommaire
  1. Le PAC-3 MSE, l’intercepteur capable d’arrêter les missiles balistiques
  2. Canada, Allemagne et Norvège règlent la facture via JUMPSTART
  3. Volodymyr Zelensky réclamait ces missiles depuis près d’un mois
  4. Un contrat reste à signer avec Lockheed Martin

Washington a autorisé vendredi 30 octobre la vente potentielle de 500 missiles d’interception Patriot à l’Ukraine. Le département d’État américain évalue l’ensemble à 2,1 milliards de dollars.

Kiev attendait ce feu vert depuis des semaines, alors que la Russie intensifie ses frappes contre les infrastructures énergétiques et civiles ukrainiennes.

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Le PAC-3 MSE, l’intercepteur capable d’arrêter les missiles balistiques

Les 500 missiles appartiennent à la version PAC-3 MSE, la plus avancée de la famille Patriot actuellement en service.

C’est l’une des rares armes capables d’abattre un missile balistique en approche. Le paquet comprend aussi des pièces de rechange, classifiées ou non, des services logistiques et un soutien logiciel.

Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition

Le groupe américain Lockheed Martin est désigné comme maître d’œuvre du programme.

Canada, Allemagne et Norvège règlent la facture via JUMPSTART

« Aucun fonds américain n’est impliqué dans cette vente », souligne le département d’État. Le coût sera entièrement financé par des alliés de Kiev.

Le Canada, l’Allemagne et la Norvège versent leurs contributions par le programme américain JUMPSTART. Le reste provient de fonds ukrainiens, eux-mêmes alimentés par le prêt de soutien à l’Ukraine accordé par l’Union européenne.

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Volodymyr Zelensky réclamait ces missiles depuis près d’un mois

En début de semaine, le président ukrainien avait affirmé que son pays patientait depuis près d’un mois pour obtenir l’accord américain sur ces livraisons, selon Reuters.

Volodymyr Zelensky a demandé à plusieurs reprises une accélération des envois avant l’hiver. Ces retards ont pesé sur les relations entre Kiev et Washington.

Un contrat reste à signer avec Lockheed Martin

L’approbation du département d’État ne vaut pas commande ferme : aucun contrat n’est signé à ce stade.

Les intercepteurs PAC-3 sont très demandés. Lockheed Martin vise une capacité de production de 2 000 unités par an d’ici fin 2030, pour répondre aux besoins de l’armée américaine et de ses alliés.

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