À retenir
- Fitch confirme vendredi 30 octobre la note A+ de la France mais fait passer sa perspective de stable à négative
- L’agence anticipe une dette publique proche de 124 % du PIB en 2028, contre 115,7 % en 2025
- Fitch table sur un déficit de 5,5 % du PIB en 2027, au-dessus de l’objectif de 5 % fixé par le gouvernement
- Roland Lescure « prend acte » et réclame l’adoption d’un budget avant la fin de l’année
Au sommaire
La note de la France ne bouge pas chez Fitch, mais l’avertissement est net. L’agence de notation a confirmé vendredi 30 octobre la note A+ de la dette française et a fait passer sa perspective de stable à négative.
Une perspective négative signale qu’un abaissement de la note devient possible lors d’une prochaine revue. Fin août, Fitch laissait encore la perspective stable.
Fitch prévoit une dette à 124 % du PIB en 2028
Les projections de l’agence, détaillées par Investing.com, montrent une dette publique qui passerait de 115,7 % du PIB en 2025 à environ 124 % en 2028. La charge des intérêts atteindrait alors 3,3 % du PIB.
Pour 2027, Fitch ne retient pas l’objectif du gouvernement. Le projet de budget vise un déficit de 5 %, l’agence le chiffre à 5,5 % du PIB.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →La croissance reste faible : 0,5 % attendu en 2026, puis 0,9 % en 2027.
Le taux français à 10 ans a touché 4,9 % fin octobre
Le coût de l’emprunt de l’État a grimpé ces dernières semaines. Le rendement de l’obligation à dix ans a atteint 4,9 % fin octobre, et l’écart avec le taux allemand a brièvement touché 174 points de base.
Fitch pointe aussi un paysage politique fragmenté, qui complique l’adoption d’une stratégie budgétaire crédible. Pour stabiliser la dette, l’agence juge nécessaire un effort cumulé de 3,5 % du PIB.
Roland Lescure veut un budget adopté d’ici fin décembre
Le ministre de l’Économie et des Finances « prend acte » de la décision dans une réaction diffusée par Bercy. Selon lui, cette appréciation confirme « l’absolue nécessité d’adopter d’ici la fin de l’année un budget responsable ».
Le gouvernement maintient la cible d’un déficit ramené à 5 %. Roland Lescure invoque un contexte international incertain et le besoin de visibilité pour les acteurs économiques.
L’examen du texte se poursuit au Parlement, où les députés ont notamment voté une taxe de 5,5 centimes par gigaoctet sur les plateformes.
Moody’s avait laissé la note inchangée une semaine plus tôt
Fitch se montre plus sévère que sa concurrente. Le 23 octobre, Sébastien Lecornu saluait le maintien de la note par Moody’s.
Si Fitch passait à l’acte, la note française descendrait d’un cran, à A.
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