À retenir
- Samedi 24 octobre, Elon Musk affirme sur X que l’armée ukrainienne a enfreint les conditions d’utilisation de Starlink en s’en servant pour des frappes de drones offensives
- Il dit que cette « faille » a été « fermée la semaine dernière » et que Starshield dépend du gouvernement américain
- Kiev conteste : les drones passent par Starshield, et les terminaux civils sont limités à 70-90 km/h
- Le service est revenu à la normale samedi matin, avec plus de 400 km/h selon le ministère ukrainien de la Défense
Au sommaire
Le patron de SpaceX a répondu samedi 24 octobre à dix jours de perturbations sur le front ukrainien. Elon Musk assure que Kiev a violé les conditions d’utilisation de Starlink en l’employant pour des frappes de drones offensives, et que la brèche a été refermée la semaine précédente.
Les autorités ukrainiennes rejettent cette lecture. Le même jour, la connexion militaire a retrouvé sa pleine vitesse.
Starshield de nouveau au-dessus de 400 km/h samedi matin
Depuis la mi-octobre, les terminaux militaires Starshield, version de Starlink réservée à l’armée, étaient bridés autour de 161 km/h, comme l’avait détaillé Volodymyr Zelensky le 19 octobre. Le 23 octobre encore, le président ukrainien indiquait que les restrictions restaient en vigueur.
Samedi, il a confirmé le retour à la normale : « Les vitesses sont maintenant là où elles doivent être ». Le ministère ukrainien de la Défense fait état de plus de 400 km/h et d’une connexion stable, et dit continuer à surveiller Starlink et Starshield.
Musk affirme qu’une « faille » a été fermée la semaine dernière
Dans son message sur X, Elon Musk écrit que Starlink est un service commercial civil, jamais autorisé pour des frappes offensives. Selon lui, « cette faille a été fermée la semaine dernière ».
Il précise que Starshield est contrôlé par le gouvernement américain et soutient que couper Starlink provoquerait l’effondrement du front.
Kiev rappelle que les drones passent par Starshield, pas par Starlink
L’ancien conseiller Serhiï Sternenko juge ces propos faux. Il explique que des listes blanches ont été mises en place en février et que le Starlink civil ne pouvait pas servir aux missions de drones, menées uniquement via Starshield.
Le conseiller Serhiï Beskrestnov ajoute que les terminaux commerciaux sont limités à 70-90 km/h et ne fonctionnent pas en territoire russe. Ils ne permettent donc pas des frappes en profondeur.
Le Wall Street Journal attribue le bridage à Musk lui-même
Le Wall Street Journal rapporte que le milliardaire a ordonné les limitations imposées à Starshield, après des échanges avec certains responsables de l’administration américaine. D’autres responsables auraient été surpris. Le journal indique aussi que Donald Trump a demandé à Elon Musk, le 21 octobre, de lever les restrictions.
Elon Musk n’a pas confirmé ce récit. Aucune partie n’a revendiqué publiquement la décision de brider le service.
Ce que ce retour à la normale ne règle pas
La vitesse est rétablie, mais le désaccord sur l’usage de Starlink reste entier. Kiev nie toute infraction, Elon Musk maintient la sienne, et la dépendance de l’armée ukrainienne à un système contrôlé par Washington demeure.










