Starshield : Musk renvoie au Pentagone et à Trump le bridage à 160 km/h en Ukraine

Elon Musk assure que l'armée américaine et Donald Trump fixent les limites de Starshield. Kiev, dont les drones rapides ont été bridés, accuse SpaceX de maintenir le plafond.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Starshield : Musk renvoie au Pentagone et à Trump le bridage à 160 km/h en Ukraine
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Elon Musk affirme le 14 octobre que les limites de Starshield en Ukraine sont décidées par l’armée américaine et le président
  • Les terminaux militaires ukrainiens ont été bridés au-delà d’environ 160 km/h dans la nuit du 13 au 14 octobre
  • Le ministère ukrainien de la Défense attribue ce plafond à SpaceX et affirme qu’il reste appliqué
  • Kiev assure que plusieurs missions de drones, dont des interceptions, ont échoué faute de liaison
Au sommaire
  1. Les drones ukrainiens bridés au-delà de 160 km/h
  2. Mykhailo Fedorov réclame la levée totale du plafond
  3. Starshield, la version militaire de Starlink contrôlée par Washington
  4. Kiev privé d’alertes balistiques deux nuits de suite

Elon Musk renvoie la responsabilité vers Washington. Le patron de SpaceX a écrit mercredi 14 octobre sur X que les systèmes Starshield « appartiennent au gouvernement américain et sont contrôlés par lui », et que toute limite de vitesse ou d’usage est décidée « par l’armée américaine et, en dernier ressort, par le président ».

Les drones ukrainiens bridés au-delà de 160 km/h

Les restrictions sont apparues dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre. Elles visent les terminaux en mouvement à plus d’environ 160 km/h, soit 100 miles par heure, une vitesse que dépassent de nombreux drones d’attaque et d’interception.

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Serhii Beskrestnov, conseiller ukrainien spécialiste des technologies militaires, a confirmé que SpaceX avait appliqué ces limites aux terminaux en mouvement. « Nos forces de défense n’ont reçu aucun avertissement d’une telle restriction, et cela a entraîné l’échec d’un certain nombre de missions », a-t-il déclaré.

Le 7e corps ukrainien a fait état de coupures de liaison liées à ces plafonds de débit, avec des missions de drones annulées.

Mykhailo Fedorov réclame la levée totale du plafond

Mercredi soir, Mykhailo Fedorov, présenté comme ancien ministre ukrainien de la Défense, a annoncé sur X que la connexion était rétablie pour les terminaux circulant jusqu’à 160 km/h.

Il demande davantage à Elon Musk. « Supprimer entièrement la limite de vitesse de Starshield est désormais crucial pour la défense de l’Ukraine », a-t-il écrit.

Le ministère ukrainien de la Défense nuance ce rétablissement. Selon lui, SpaceX maintient un plafond de 161 km/h, et les vitesses réelles sont restées nettement inférieures au cours de la journée.

Les deux versions divergent sur le responsable : Kiev désigne SpaceX, Elon Musk désigne l’armée américaine et Donald Trump.

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Starshield, la version militaire de Starlink contrôlée par Washington

Elon Musk a tenu à distinguer les deux réseaux. Starshield est la déclinaison militaire de Starlink, construite par SpaceX pour le gouvernement américain, qui en détient la propriété et en fixe l’usage.

Starlink, le réseau civil, n’est pas autorisé pour des opérations offensives, a rappelé le milliardaire. Un contrat passé sous l’administration Biden avait élargi l’accès de l’Ukraine à Starshield en 2024.

Kiev privé d’alertes balistiques deux nuits de suite

Le bridage intervient alors que Washington presse Kiev de cesser ses frappes contre les raffineries russes. Pour Serhii Beskrestnov, la restriction « ne peut pas être une coïncidence ».

Volodymyr Zelensky accuse Moscou d’en tirer parti. « Il est clair que les Russes cherchent à exploiter les problèmes de fonctionnement de Starlink en Ukraine », a déclaré le président ukrainien, en rappelant que les drones intercepteurs dépendent de cette liaison.

Kiev affirme aussi n’avoir reçu aucune alerte occidentale avant deux frappes de missiles balistiques russes sur la capitale, lundi et mardi. Donald Trump a répondu : « Nous les aidons, et nous partageons du renseignement. »

Le président ukrainien a dit son amertume dans un entretien, détaillé dans notre article sur Zelensky qui se dit trahi par Donald Trump.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.