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Grève dans le Finistère : Brest aurait réuni près de 15 000 manifestants jeudiActusImage d’illustration générée par IA

Grève dans le Finistère : Brest aurait réuni près de 15 000 manifestants jeudi

Morlaix aurait compté quelque 3 000 manifestants et Carhaix un millier jeudi. À Brest, des conteneurs ont brûlé sur les marches de l'hôtel de ville vers midi.

Journaliste — Publié le
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À retenir

  • Près de 15 000 personnes auraient défilé à Brest le jeudi 5 novembre 2026, au départ de la place de la Liberté à 11 heures.
  • Environ 3 000 manifestants auraient été comptés à Morlaix et un millier à Carhaix, où les rassemblements étaient fixés à 10 h 30.
  • Vers midi, des conteneurs à déchets auraient brûlé sur les marches de l’hôtel de ville de Brest, avant un face-à-face avec les forces de l’ordre.
  • Un arrêté préfectoral interdit jusqu’au lundi 9 novembre le transport de produits inflammables dans huit communes du Finistère.
Au sommaire
  1. À Brest, le cortège aurait refusé l’avenue Foch
  2. Morlaix et Carhaix ont dépassé les rassemblements de bourg
  3. Écoles fermées et Bibus perturbé, indique la Ville de Brest
  4. Un arrêté préfectoral reste en vigueur jusqu’au lundi 9 novembre

La journée de grève interprofessionnelle du jeudi 5 novembre 2026 a mobilisé des milliers de personnes dans le nord et le centre du Finistère. L’intersyndicale appelait à manifester pour les salaires, l’emploi, l’industrie et les services publics.

D’après le site local Brest Infos, le cortège brestois aurait approché les 15 000 participants. Morlaix en aurait compté environ 3 000, Carhaix près de 1 000.

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À Brest, le cortège aurait refusé l’avenue Foch

Le rendez-vous était donné à 11 heures place de la Liberté. La foule s’est ensuite dirigée vers le centre-ville avant de défiler dans les rues.

La situation se serait tendue vers midi. Des conteneurs à déchets auraient été incendiés sur les marches de l’hôtel de ville, puis les manifestants auraient renoncé à emprunter l’avenue Foch pour revenir vers la place de la Liberté, face aux forces de l’ordre.

Dès 6 heures, un blocage avait été annoncé au rond-point de Pen Ar C’hleuz.

La CGT avait aussi promis un DJ set de l’artiste Yann Tiersen pendant la journée. Ce même jeudi, d’autres villes ont connu des débordements, comme le montre la manifestation de Lyon et sa voiture incendiée.

Morlaix et Carhaix ont dépassé les rassemblements de bourg

À Morlaix, l’appel visait la place des Otages à 10 h 30. Carhaix se retrouvait à la même heure devant la Maison des syndicats.

Quimper, Quimperlé et Pont-l’Abbé accueillaient elles aussi des cortèges en fin de matinée. La veille, les renseignements territoriaux tablaient sur 10 000 personnes à Brest et 5 000 à Quimper, selon ICI Breizh Izel.

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Le chiffre brestois avancé jeudi dépasserait donc cette prévision d’environ 5 000 personnes.

Écoles fermées et Bibus perturbé, indique la Ville de Brest

La Ville de Brest prévoyait la fermeture de la plupart des écoles publiques. Un accueil minimum fonctionnait dans sept écoles élémentaires, de 8 h 40 à 12 h 05 puis de 14 heures à 15 h 45.

Les crèches, les haltes-garderies, la restauration scolaire et les accueils périscolaires figuraient parmi les services touchés.

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Le réseau Bibus annonçait des perturbations, et la collecte des bacs jaunes pouvait être suspendue dans certains quartiers. Le trafic ferroviaire national était lui aussi touché, comme le détaillent les prévisions de trafic SNCF et RATP.

Un arrêté préfectoral reste en vigueur jusqu’au lundi 9 novembre

Le préfet du Finistère a interdit les manifestations dans deux zones du centre de Brest, de 8 heures à minuit jeudi. Le transport de produits inflammables, d’objets pouvant servir à monter des barricades et d’accessoires dissimulant le visage est proscrit du 5 au 9 novembre.

L’interdiction couvre Brest, Quimper, Morlaix, Carhaix, Landerneau, Pont-l’Abbé, Plourin-lès-Morlaix et Quimperlé.

Les journées des 17, 24 et 31 octobre avaient déjà donné lieu à des violences et à des blessés parmi les policiers. Les syndicats finistériens envisagent un mouvement dans la durée ; la préfecture n’avait pas publié son propre décompte jeudi après-midi.

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