À retenir
- Dans un magasin Grand Frais de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône), les produits frais fragiles perdent 50 % de leur prix vers 18 heures, selon un reportage diffusé en septembre 2026.
- Fraises, cerises, myrtilles, champignons et salades font partie des articles démarqués, avec une partie de la crèmerie et de la poissonnerie.
- Les invendus restants sont remis le lendemain matin aux Restos du Cœur, soit environ 100 kilos le jour du tournage.
- Une remise ne permet jamais de vendre un aliment dont la date limite de consommation est dépassée, rappelle l’administration.
Au sommaire
Vers 18 heures, le rayon fruits et légumes du Grand Frais de Sainte-Foy-lès-Lyon change de prix. Son responsable divise par deux le tarif des produits qui ne passeront pas la nuit, une pratique montrée par Capital, le magazine économique de M6, dans son numéro consacré à l’enseigne en septembre.
« On préfère vendre à un coût moindre que de tout mettre en perte », justifie le chef de rayon face à la caméra. Un fruit cédé à moitié prix rapporte toujours davantage qu’un fruit jeté. Les articles concernés restent consommables, mais ne seraient plus présentables le lendemain en rayon.
Le lendemain matin, les Restos du Cœur récupèrent ce qui n’a pas trouvé preneur : environ 100 kilos le jour du tournage. Ces dons alimentaires ouvrent droit à une réduction d’impôt, évaluée à 20 000 euros par an pour ce magasin.
Quels produits Grand Frais brade-t-il à -50 % en fin de journée ?
Les denrées les plus périssables passent en premier sous l’étiquette de remise.
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Dans le reportage, les fruits rouges dominent : fraises, cerises et myrtilles. Champignons et salades suivent, ainsi que certains articles de crèmerie et de poissonnerie.
Cette démarque tranche avec la stratégie de l’enseigne. Fondée en 1992 et présente avec plus de 330 magasins en France, Grand Frais affiche des prix plus élevés que ses concurrents et presque aucune promotion. Le magazine de M6 s’intéressait justement à ce paradoxe d’une chaîne chère aux magasins toujours remplis.
À quelle heure aller chez Grand Frais pour payer moins cher ?
Dans le magasin filmé, la baisse démarre autour de 18 heures. Ailleurs, l’horaire et l’ampleur peuvent varier, chaque point de vente réglant ses remises selon ses ventes du jour et ses arrivages.
Le moment de la visite change ce que l’on trouve en rayon :
| Moment | Ce qu’on trouve | Le réflexe |
|---|---|---|
| En journée | Prix normaux, choix complet | Acheter les produits indispensables |
| Vers 18 h | Produits fragiles à -50 % | Repérer les étiquettes de remise |
| En fin de soirée | Choix réduit, rayons clairsemés | Accepter de remplacer un produit |
| Le lendemain matin | Invendus partis aux associations | Rien à récupérer en rayon |
La démarque a un revers : plus la soirée avance, plus le choix se réduit. Les références les plus recherchées peuvent avoir disparu au moment où les prix baissent.
Comment profiter des invendus à prix cassé, étape par étape
Quelques réflexes permettent de tirer parti de ces remises sans gaspiller à son tour.
- Passer en fin d’après-midi, autour de 18 heures, quand les remises viennent d’être posées.
- Garder une liste de courses souple : les produits démarqués changent chaque jour selon ce qui reste en rayon.
- Contrôler l’état de chaque fruit, en particulier les barquettes de fraises ou de myrtilles, où un fruit abîmé gagne vite les autres.
- Lire la date inscrite sur l’emballage pour les produits de crèmerie et de poissonnerie.
- Prévoir de cuisiner ou de consommer rapidement ces achats, pensés pour être mangés sans attendre.
Ces achats s’ajoutent aux autres moyens de réduire le budget courant. À la pompe aussi, les enseignes jouent sur les prix, comme le montre la baisse de 21 centimes du gazole chez E.Leclerc.
DLC dépassée : ce que la loi interdit, même à prix réduit
Une démarque ne rend jamais légale la vente d’un produit périmé. Selon Service-Public.fr, dans sa fiche vérifiée le 6 février 2026, un aliment portant la mention « à consommer jusqu’au » ne peut plus être vendu une fois cette date passée.
En cas de négligence, le commerçant risque 1 500 euros d’amende par produit, et jusqu’à sept ans de prison et 750 000 euros d’amende dans les cas de tromperie les plus graves.
La date de durabilité minimale suit une autre règle. Signalée par la formule « à consommer de préférence avant le », elle indique une perte de qualité, pas un danger, et sa vente après échéance n’est pas automatiquement interdite.
Lire l’emballage aide aussi à repérer les produits rappelés, comme lors du rappel du boulgour à la libanaise vendu chez Grand Frais fin octobre.
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