Manifestations interdites jeudi à Paris : gares, Bastille, Louvre et amende de 135 €

La préfecture de police proscrit de 8 h à 20 h les cortèges non déclarés près de l'Élysée, des gares et de Bastille. Voici les zones visées et ce que risque un participant.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
4 min de lecture
Manifestations interdites jeudi à Paris : gares, Bastille, Louvre et amende de 135 €
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • La préfecture de police interdit les cortèges non déclarés jeudi 22 octobre de 8 h à 20 h dans plusieurs secteurs de Paris
  • Sont visés l’Élysée, Matignon, l’Assemblée, le Sénat, les grandes gares, Bastille, République, Châtelet et le Louvre
  • La marche étudiante déclarée entre le boulevard de l’Hôpital et Bastille est elle aussi interdite par arrêté
  • Participer à un rassemblement interdit expose à une contravention forfaitaire de 135 euros
Au sommaire
  1. Élysée, gares et Bastille dans le périmètre de la préfecture de police
  2. La marche étudiante entre l’Hôpital et Bastille n’aura pas lieu légalement
  3. Une contravention de 135 euros pour un participant
  4. Lyon et Toulon prennent des mesures comparables

La préfecture de police de Paris a pris mercredi 21 octobre un arrêté qui proscrit, jeudi de 8 h à 20 h, la présence et la circulation de personnes participant à des cortèges ou rassemblements non déclarés dans une large partie du centre de la capitale. La mesure suit les violences et les pillages qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre.

Le texte ne vise pas tout Paris. Il dessine une série de périmètres autour des institutions, des gares et des lieux les plus fréquentés.

Publicité

Élysée, gares et Bastille dans le périmètre de la préfecture de police

Les secteurs couverts par l’interdiction se répartissent en quatre familles de lieux.

Type de lieuSecteurs concernés
Pouvoir exécutifÉlysée, Matignon, ministère de l’Intérieur
Parlement et justiceAssemblée nationale, Sénat, île de la Cité
Places et carrefoursBastille, République, place d’Italie, Châtelet-Les Halles
Gares parisiennesNord, Est, Lyon, Austerlitz, Montparnasse, Saint-Lazare
Tourisme et commerceLouvre, Champs-Élysées, Vendôme, grands magasins, Bourse

L’île de la Cité abrite l’ancien palais de justice et le siège de la préfecture de police, tous deux expressément cités.

Pour un riverain ou un voyageur, rien ne change : circuler normalement reste autorisé. Seule la participation à un défilé ou à un attroupement non déclaré dans ces zones est proscrite.

La marche étudiante entre l’Hôpital et Bastille n’aura pas lieu légalement

Un second arrêté interdit la manifestation déclarée par l’Interfac IDF, qui regroupe des étudiants d’universités franciliennes. Le cortège devait relier le boulevard de l’Hôpital à la place de la Bastille.

La préfecture de police invoque l’incapacité de l’organisateur à éviter des exactions lors des rassemblements des 13 et 17 octobre. Elle met en avant la sécurité des personnes et des biens.

Les organisateurs peuvent contester cette décision devant le tribunal administratif, par la voie du référé.

Publicité

Les fermetures de stations décidées jeudi sont détaillées dans notre article sur les stations Bastille et Place d’Italie fermées jeudi.

Une contravention de 135 euros pour un participant

Prendre part à un rassemblement visé par un arrêté d’interdiction constitue une contravention. Elle est punie d’une amende forfaitaire de 135 euros, portée à 375 euros si elle n’est pas réglée dans les 45 jours.

Devant un tribunal, le montant peut atteindre 750 euros.

La distinction compte : sans arrêté d’interdiction, seuls les organisateurs d’un rassemblement non déclaré sont en infraction. Avec l’arrêté, chaque participant présent dans le périmètre l’est aussi.

Lyon et Toulon prennent des mesures comparables

Paris n’est pas un cas isolé. À Lyon, la préfecture du Rhône a interdit la manifestation étudiante prévue jeudi, en invoquant de graves risques de troubles à l’ordre public.

À Toulon, les manifestations sont également proscrites, avec un couvre-feu en soirée pour les mineurs non accompagnés.

Ces décisions s’inscrivent dans la suite de la journée du 17 octobre, marquée par des violences, puis des pillages pour lesquels la préfecture de police recueille les images des témoins.

Publicité

🔎 Comment nous travaillons · Signaler une erreur

Partager cet article
Suivre :
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.