À retenir
- Le cortège lycéen et étudiant prévu jeudi 22 octobre à Paris serait interdit par la préfecture de police, selon une source policière
- L’AG Interfac d’Île-de-France prévoyait un départ de la Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement, vers la place de la Bastille
- Mercredi matin, aucun arrêté préfectoral n’était publié pour ce défilé
- Le préfet Patrice Faure avait déjà interdit le trajet déclaré par l’Interfac pour samedi 17 octobre
Au sommaire
Le défilé des lycéens et des étudiants annoncé à Paris pour jeudi 22 octobre par l’assemblée générale Interfac d’Île-de-France serait interdit par la préfecture de police, selon une source policière. Mercredi matin, aucun arrêté n’avait encore été publié.
L’information n’a pas été confirmée officiellement par la préfecture à l’heure où nous publions.
Un départ prévu à la Pitié-Salpêtrière, une arrivée à Bastille
Les organisateurs avaient fixé le rendez-vous en début d’après-midi devant l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, boulevard de l’Hôpital, dans le 13e arrondissement. Le cortège devait ensuite rejoindre la gare d’Austerlitz, traverser la Seine, passer devant la gare de Lyon et se disperser place de la Bastille, d’après le parcours détaillé par Sortiraparis.
L’appel associe l’AG Interfac, la coordination lycéenne Paris x Banlieue ainsi que les coordinations nationales étudiante et lycéenne. Les organisateurs présentent ce trajet comme une marche en direction des travailleurs, par l’hôpital et deux grandes gares.
Or la préfecture a déjà interdit ces derniers jours les rassemblements aux abords des gares parisiennes. Le secteur reste sous surveillance renforcée, comme en témoigne le couvre-feu visant Les Halles et République dès lundi soir.
Le trajet République-Concorde du 17 octobre déjà refusé par Patrice Faure
Le préfet de police, Patrice Faure, avait interdit le parcours déclaré par l’Interfac pour samedi 17 octobre, entre la place de la République et la place de la Concorde, a rapporté franceinfo.
La préfecture invoquait alors de graves risques de troubles à l’ordre public. Elle s’appuyait sur les incidents du mardi 13 octobre, marqués selon elle par la présence de plusieurs centaines d’individus violents dans le cortège.
Un itinéraire de remplacement avait été proposé aux organisateurs, qui l’avaient refusé. Depuis, la préfecture de police recueille les images des témoins de pillages survenus dans la capitale.
135 euros d’amende pour un participant, six mois de prison pour un organisateur
Participer à une manifestation interdite constitue une contravention de quatrième classe, prévue par l’article R644-4 du Code pénal. L’amende forfaitaire est de 135 euros.
Organiser un rassemblement interdit relève en revanche du délit. L’article 431-9 du même code prévoit jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende.
Un arrêté d’interdiction peut être contesté en urgence devant le tribunal administratif de Paris, par la voie du référé-liberté.
Le numéro et le périmètre de l’arrêté encore inconnus
Une interdiction de manifester prend la forme d’un arrêté préfectoral, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de police. Ce texte fixe le périmètre et les horaires concernés.
Mercredi, ni son numéro ni son périmètre exact n’étaient connus. Les organisateurs n’avaient pas non plus indiqué s’ils maintenaient le rendez-vous de la Pitié-Salpêtrière.





























