À retenir
- Des députés demandent que le Palais Bourbon reste portes closes samedi 24 octobre, rapporte BFMTV mardi 20 octobre
- Ils redoutent une intrusion dans le bâtiment en marge de l’acte II de la mobilisation contre la vie chère
- La coordination de gilets jaunes à l’origine de l’appel prévoit déjà une autre journée le 31 octobre
- Yaël Braun-Pivet a proposé le 20 octobre une commission d’enquête sur les violences du week-end précédent
Des députés réclament la fermeture de l’Assemblée nationale samedi 24 octobre, par crainte d’une « intrusion » dans le Palais Bourbon, selon BFMTV.
L’information n’a pas été confirmée par la présidence de l’Assemblée nationale à l’heure où nous publions.
Un acte II des gilets jaunes annoncé pour samedi 24 octobre
Le rendez-vous de samedi a été lancé lundi 19 octobre par une coordination de gilets jaunes, dont le collectif francilien « Bloquons tout ». Plusieurs dizaines d’actions sont déjà recensées dans toute la France sur une carte participative.
À Paris, les places de la République et de la Bastille sont annoncées comme points de ralliement. La CGT a appelé ses adhérents à rejoindre les cortèges.
Les organisateurs revendiquent une montée en puissance par étapes : le 31 octobre, puis la grève intersyndicale du 5 novembre, portée par la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU.
Les abords du Palais Bourbon déjà interdits aux rassemblements le 17 octobre
Lors de la première journée, la préfecture de police de Paris avait interdit les rassemblements non déclarés dans plusieurs secteurs de la capitale, dont le quartier de l’Assemblée nationale et celui de Matignon. Des périmètres comparables pourraient être reconduits samedi.
La mobilisation du 17 octobre a été marquée par des pillages et des violences à Paris, Strasbourg, Bordeaux, Limoges et Marseille. Des couvre-feux ont été instaurés dans plusieurs villes et un adolescent a perdu un œil.
Le même week-end, devant les locaux de CNews et Europe 1, une équipe d’Euronews a été agressée et 21 personnes interpellées.
Les commerçants touchés peuvent, eux, solliciter le prêt à taux zéro Bpifrance de 50 000 euros prévu pour les commerces pillés.
Yaël Braun-Pivet veut une commission d’enquête avant la fin de l’année
La présidente de l’Assemblée nationale a proposé mardi 20 octobre, en conférence des présidents, la création d’une commission d’enquête sur les violences du week-end. Elle souhaite des conclusions d’ici la fin de l’année.
« Évidemment qu’il y a une faillite, qu’il y a un échec », a déclaré Yaël Braun-Pivet, citée par LCP.
La commission doit examiner les failles du renseignement, la stratégie de maintien de l’ordre, les méthodes des groupes violents et le rôle des réseaux sociaux. Une éventuelle ingérence étrangère figure aussi parmi les pistes évoquées.






























