Une équipe d’Euronews agressée, 21 interpellés devant CNews et Europe 1

Une équipe d'Euronews a été frappée et sa caméra volée à Paris samedi, tandis que 21 personnes étaient interpellées devant l'immeuble qui abrite CNews, Europe 1 et le JDD.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
5 min de lecture

À retenir

  • Une équipe d’Euronews a été frappée et sa caméra volée à Paris samedi 17 octobre, selon la chaîne
  • Le JDD fait état de 21 interpellations après l’attaque contre l’immeuble qui abrite CNews, Europe 1 et sa propre rédaction
  • Reporters sans frontières dénonce des entraves au travail des journalistes dès le matin
  • Le site militant Contre Attaque avait cité neuf rédactions vendredi, sans lien établi avec les auteurs des violences
Au sommaire
  1. Une centaine de cagoulés devant CNews, Europe 1 et le JDD
  2. L’équipe d’Euronews frappée près de République, caméra volée
  3. Reporters sans frontières dénonce des « fouilles violentes » dès le matin
  4. Contre Attaque avait cité neuf rédactions vendredi

Plusieurs rédactions ont été prises pour cibles samedi 17 octobre, pendant la mobilisation nationale. Une équipe d’Euronews a été frappée près de la place de la République, tandis qu’une centaine de personnes cagoulées s’en prenaient à l’immeuble de CNews, d’Europe 1 et du JDD.

Une centaine de cagoulés devant CNews, Europe 1 et le JDD

Le JDD, dont la rédaction occupe l’immeuble visé, décrit une centaine d’individus cagoulés qui ont attaqué le bâtiment parisien samedi matin. Des vitres ont été brisées, comme nous l’avons raconté dès samedi, et les assaillants ne sont pas entrés.

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Le journal compte 21 interpellations. Selon lui, les forces de l’ordre sont intervenues très rapidement et ont dispersé le reste du groupe.

Les directions d’Europe 1, de CNews et du JDD ont réagi dans la journée, toujours d’après le JDD. Elles déplorent les violences contre quiconque, y compris contre des confrères, et rappellent que la liberté d’informer suppose qu’un journaliste travaille sans pression ni menace.

L’équipe d’Euronews frappée près de République, caméra volée

La correspondante d’Euronews, Estelle Nilsson-Julien, et son cameraman ont été agressés par des individus masqués alors qu’ils couvraient les manifestations à Paris, raconte la chaîne dans un article publié samedi à 18 h 51.

Le cameraman a été frappé et plaqué contre un mur, et l’on a tenté de lui arracher son micro. La journaliste dit avoir reçu des coups, elle aussi. Le cameraman n’a pas été blessé, grâce à ses lunettes de protection et à son masque.

La caméra a été volée pendant les échauffourées, puis rapportée par un groupe de jeunes. Mais la carte mémoire avait disparu : toutes les images tournées sont perdues. L’équipe se trouvait d’abord près de la place de la République, puis boulevard de Magenta, à proximité d’un supermarché en cours de pillage. La correspondante décrit une situation où « c’est l’anarchie dans les rues ».

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Une autre correspondante de la chaîne, Valérie Gauriat, signale qu’un manifestant lui a donné une tape à l’arrière de la tête. Euronews précise que des groupes avaient appelé sur les réseaux sociaux à s’en prendre aux médias. L’article ne mentionne pas de plainte.

Reporters sans frontières dénonce des « fouilles violentes » dès le matin

Reporters sans frontières a condamné samedi, sur X, des entraves à la liberté de la presse constatées depuis le matin : des journalistes « empêchés de faire leur travail » et des « fouilles violentes ». L’organisation rappelle aux forces de l’ordre leur devoir de respecter le rôle des journalistes, au titre du Schéma national du maintien de l’ordre.

La veille, selon le JDD, la ministre de la Culture Catherine Pégard avait dénoncé sur X des violences « inacceptables » contre des journalistes, en marge des mobilisations lycéennes et étudiantes.

Contre Attaque avait cité neuf rédactions vendredi

Le vendredi 16 octobre, le site militant Contre Attaque avait publié un texte invitant à « envahir » et à « débrancher » les sièges de médias qu’il qualifie de « propagande » : CNews, Europe 1, France Télévisions, TF1, LCI, BFM, RMC, Le Parisien et Les Échos.

Aucun lien n’est établi à ce stade entre ce texte et les auteurs des violences de samedi.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.