À retenir
- Un mineur de 15 ans est en garde à vue depuis vendredi soir à Marseille, annonce le parquet samedi
- Il est soupçonné d’avoir mis le feu au visage d’une passante avec un spray et un briquet jeudi
- L’enquête retient trois circonstances aggravantes : arme, réunion, visage dissimulé
- L’adolescent était inconnu des services de police et de justice
Au sommaire
Un adolescent de 15 ans a été interpellé vendredi soir à Marseille. Il est soupçonné d’avoir dirigé un spray enflammé vers le visage d’une passante, en marge des manifestations lycéennes.
Le parquet de Marseille l’a annoncé samedi 3 octobre. Le mineur est placé en garde à vue.
Il n’était connu ni de la police ni de la justice, précise le parquet.
L’agression au spray enflammé : ce que l’on sait
L’agression a eu lieu jeudi 1er octobre, place du 4-Septembre. Le quartier est proche du front de mer, non loin d’un lycée.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre la femme s’interposer alors qu’un groupe tente de dégrader un abribus. Une personne au visage masqué actionne alors un spray et un briquet.
Un jet de flammes atteint le visage de la victime. Elle souffre de brûlures, indique une source proche du dossier.
La femme a porté plainte, selon les services de la préfète de police déléguée. Ces services jugent qu’aucune revendication, lycéenne ou autre, ne peut justifier de tels actes.
Comment l’adolescent a été retrouvé
Le suspect a été repéré grâce à la vidéosurveillance et à des enquêtes de terrain, selon une source policière. Il a été interpellé dans le quartier de Frais-Vallon, dans le 13e arrondissement, d’après la presse locale.
L’enquête vise des violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours. Le parquet retient trois circonstances aggravantes : l’usage d’une arme, la réunion de plusieurs personnes et le visage dissimulé.
La suite pour le mineur
Un mineur de 15 ans peut être gardé à vue 24 heures, prolongeables une fois dans les cas prévus par la loi. Un avocat l’assiste dès le début de la mesure.
Pour un adulte, trois circonstances aggravantes portent la peine encourue à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende, d’après l’article 222-13 du Code pénal. Pour un mineur de moins de 16 ans, la peine encourue est réduite de moitié.
À ce stade, le parquet n’a pas détaillé les suites de la garde à vue.
Un mouvement parti le 17 septembre
Le mouvement de protestation des lycéens est parti de la région parisienne le 17 septembre. Il s’est étendu à tout le territoire, et les lycéens veulent poursuivre le mouvement.
Les blocages de lycées sont émaillés de heurts avec les forces de l’ordre, comme à Belfort où un policier a été agressé, un mineur interpellé. Le gouvernement dénonce des violences urbaines.
Plus de 5 000 interpellations liées à ces manifestations ont été recensées depuis lundi. Amnesty International dénonce un usage disproportionné de la force et réclame la suspension des lanceurs de balles de défense, alors que l’IGPN enquête après un lycéen blessé à Saint-Ouen-l’Aumône.
























