À retenir
- Un lycéen mineur a été blessé au visage par un projectile tiré avec un lanceur Cougar devant le lycée Château d’Épluches.
- Le parquet décrit un échange physique entre ce jeune et une policière, suivi d’un tir effectué par un autre agent.
- Deux enquêtes distinctes sont ouvertes : l’une sur le tir, l’autre sur les violences reprochées au mineur.
Un lycéen mineur a été blessé au visage lundi 28 septembre, vers 10 h 30, devant le lycée professionnel Château d’Épluches, à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Touché par un projectile tiré par un policier avec un lanceur Cougar, il a été conduit à l’hôpital de Pontoise. Plusieurs de ses dents sont cassées, selon le parquet. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) enquête sur les circonstances du tir.
La séquence examinée par les enquêteurs
Le procureur de Pontoise, Guirec Le Bras, a décrit à Actu17 les premiers éléments tirés des images recueillies. Le lycéen aurait porté des coups à une cheffe d’unité qui tentait de le repousser. Après la chute du mineur, un second policier a utilisé son lanceur Cougar. Le projectile l’a atteint au visage. Cette chronologie est celle communiquée à ce stade par le parquet ; l’enquête doit encore établir précisément les conditions du tir.
La procédure confiée à l’IGPN porte sur l’intervention du policier. Selon les précisions du procureur rapportées par Actu17, la cellule déontologie a engagé les dépistages d’alcool et de stupéfiants, saisi l’arme et récupéré les vidéos en attendant l’arrivée de l’inspection. En parallèle, le commissariat de Cergy enquête sur les coups reprochés au lycéen envers la fonctionnaire de police. L’ouverture de ces deux procédures ne préjuge de la responsabilité d’aucune des personnes concernées.
Des publications sur les réseaux sociaux parlent d’une grenade lacrymogène tirée à bout portant. Le parquet confirme l’emploi d’un lanceur Cougar et la blessure causée par un projectile, mais ses déclarations rapportées ne précisent ni la munition exacte ni la distance de tir. Ces éléments restent donc à vérifier dans l’enquête.
Un mouvement de blocages plus large
L’incident survient alors que des lycéens réclament davantage de moyens pour leurs établissements. Selon les chiffres communiqués lundi par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et rapportés par BFMTV, environ 180 établissements ont été concernés par des blocages ou des troubles en France et 164 personnes ont été interpellées. Ces nombres décrivent la journée à l’échelle nationale, et non les seuls événements de Saint-Ouen-l’Aumône.
Nos sources
Actu17, déclaration du procureur de Pontoise ; BFMTV, bilan des blocages.
Article rédigé avec l’aide de l’IA. Image à la une générée par intelligence artificielle avec ChatGPT Images ; elle ne représente ni le lycée Château d’Épluches ni les faits.





















