À retenir
- Mauricio K., 44 ans, est mort mardi 27 octobre pendant sa garde à vue, selon le parquet de Bobigny
- Une enquête sur les causes de la mort est confiée à la police des polices, saisine que le parquet juge habituelle
- Son père a déposé plainte mercredi 28 octobre ; l’avocat de la famille réclame un juge d’instruction
- Les conclusions de l’autopsie, réalisée mercredi matin selon l’avocat, ne sont pas connues
Un homme de 44 ans est mort mardi 27 octobre dans les locaux du commissariat de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, alors qu’il était placé en garde à vue, a indiqué le parquet de Bobigny. Son père a déposé plainte le lendemain pour violences volontaires.
Un malaise puis un arrêt cardiorespiratoire mardi après-midi
Selon le parquet de Bobigny, l’homme a été pris d’un malaise dans l’après-midi, au commissariat, et a fait un arrêt cardiorespiratoire. « En dépit de l’intervention des pompiers, il est décédé », précise le parquet.
Le motif de la garde à vue n’a pas été rendu public.
Le parquet a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort et l’a confiée à l’IGPN, la police des polices. Il décrit cette saisine comme « habituelle pour un décès lors d’une garde à vue ».
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du mercredi 28 octobreÀ la une : huit candidats face à la presseLire l’édition →À lire aussi
Le père de Mauricio K. dépose plainte auprès du procureur de Bobigny
Le père du quadragénaire a déposé plainte mercredi 28 octobre pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises par une personne dépositaire de l’autorité publique. Ces faits, de nature criminelle, sont punis de vingt ans de réclusion criminelle.
L’avocat de la famille affirme que des violences graves ont été commises lors de l’interpellation, et qu’elles ont pu l’être au commissariat. Il assure que le défunt n’avait pas de maladie grave pouvant expliquer le décès et écarte la piste d’un malaise cardiaque.
Il dénonce aussi « le silence assourdissant » du parquet et de l’IGPN, qui auraient auditionné le père sans lui donner d’information sur les circonstances de la mort.
Ces accusations sont, à ce stade, des allégations de la famille et de son conseil. Les autorités n’ont confirmé aucune violence.
L’autopsie a eu lieu mercredi matin, sans résultats communiqués
L’autopsie a été pratiquée mercredi matin, précise l’avocat de la famille. Ses conclusions n’ont pas été rendues publiques, pas plus que le déroulé précis de la garde à vue.
Votre argent, vos droitsHeures creuses EDF : vos horaires changent dès le 4 novembre, ce que vous pouvez faire→L’IGPN doit établir les causes du décès et les conditions dans lesquelles s’est déroulée la garde à vue. Le parquet de Bobigny décidera ensuite des suites à donner, y compris à la plainte du père.
La famille demande la saisine d’un juge d’instruction, magistrat chargé de mener une information judiciaire.
La présomption d’innocence s’applique à toute personne qui pourrait être mise en cause au terme de l’enquête.
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