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Montpellier : la préfecture justifie la garde à vue d’une infirmière scolaire

Outrages, rébellion, participation à un blocage : la préfecture de l'Hérault détaille ses motifs, la FCPE affirme que la soignante a été projetée à terre devant les élèves.

Journaliste — Publié le
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Montpellier : la préfecture justifie la garde à vue d’une infirmière scolaire
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Lundi 2 novembre au matin, une soignante de 53 ans a été interpellée devant le lycée Jean-Monnet, à Montpellier, puis retenue pour outrage.
  • La préfecture de l’Hérault invoque des outrages, une rébellion après sommations et la participation à un blocage qu’elle tient pour illégal.
  • Deux lycéens mineurs, auxquels il est reproché d’avoir ignoré les sommations, ont aussi été interpellés pendant la même opération policière.
  • La FCPE de l’Hérault et le sénateur socialiste Hussein Bourgi contestent les conditions de cette interpellation, en pleine journée nationale de blocus.
Au sommaire
  1. La préfecture de l’Hérault retient l’outrage et la rébellion après sommations
  2. La FCPE de l’Hérault et Hussein Bourgi contestent l’interpellation de l’infirmière
  3. Jusqu’à 150 lycées bloqués en France lundi, selon l’Union syndicale lycéenne
  4. Le parquet de Montpellier attendu sur les suites de la garde à vue

Des dizaines d’élèves bloquaient l’entrée du lycée Jean-Monnet de Montpellier (Hérault), lundi 2 novembre au matin, lorsque la police est intervenue pour rouvrir l’accès. L’infirmière scolaire de l’établissement, âgée de 53 ans, a été interpellée puis placée en garde à vue pour outrage, a appris ICI Hérault de source policière.

Avec elle, des professeurs et des personnels d’encadrement avaient formé une chaîne humaine devant les lycéens.

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La préfecture de l’Hérault retient l’outrage et la rébellion après sommations

La préfète de l’Hérault avance trois motifs pour justifier l’interpellation. Elle cite des outrages aux forces de sécurité, une rébellion destinée à empêcher l’intervention policière après les sommations, et la participation au blocage d’un lycée, qu’elle qualifie d’action illégale.

Pour la préfecture, la soignante n’agissait pas dans le cadre de ses fonctions, mais comme « participante à un attroupement sur la voie publique ». Elle rappelle aussi que le droit de manifester n’autorise pas, selon elle, à bloquer un établissement scolaire.

Deux lycéens mineurs ont été interpellés au cours de la même intervention, pour ne pas avoir obéi aux sommations.

Publication de Hussein Bourgi sur X

La FCPE de l’Hérault et Hussein Bourgi contestent l’interpellation de l’infirmière

Sur franceinfo, Btissam Aboubeker, vice-présidente de la FCPE de l’Hérault et administratrice nationale de la fédération de parents d’élèves, affirme que l’infirmière a été « projetée au sol et menottée ». D’après elle, la soignante cherchait à s’interposer entre les policiers et les élèves.

Le sénateur socialiste Hussein Bourgi a demandé des comptes sur X à la préfecture et au ministre de l’Intérieur. Il met en garde contre « la provocation » et contre « le dérapage de trop ».

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Jusqu’à 150 lycées bloqués en France lundi, selon l’Union syndicale lycéenne

Le blocus de Jean-Monnet s’inscrit dans un mouvement national. Le ministère de l’Éducation nationale comptait 41 lycées bloqués en milieu de matinée. L’Union syndicale lycéenne en annonçait plus de 150, totalement ou partiellement, à la mi-journée.

Les organisations lycéennes et étudiantes réclament 10 milliards d’euros pour l’école et l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression de Parcoursup.

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Le ministre Édouard Geffray a déjà appelé les lycéens à reprendre les cours malgré les blocages. Les forces de l’ordre sont intervenues dans d’autres villes que Montpellier, et les images se ressemblent d’un établissement à l’autre.

À Lyon, la police a ainsi dégagé les poubelles empilées devant le lycée Ampère dès lundi matin.

Le parquet de Montpellier attendu sur les suites de la garde à vue

À la mi-journée, l’infirmière et les deux élèves étaient toujours en garde à vue. Le parquet de Montpellier devra décider à son issue d’éventuelles poursuites ou d’un classement sans suite.

Au niveau national, Matignon indique que le Premier ministre Sébastien Lecornu reste prêt à recevoir les représentants des lycéens la semaine prochaine.

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