À retenir
- Un feu a été allumé vendredi 16 octobre dans un couloir du bâtiment J du lycée Aristide-Briand de Saint-Nazaire
- Une jeune femme soupçonnée d’avoir mis le feu a été interpellée et placée en garde à vue, le parquet a ouvert une enquête
- Un enseignant a éteint les flammes à l’extincteur avant l’arrivée des pompiers, aucun blessé n’est signalé
- Le Parisien recense trois suspects en garde à vue après des dégradations par le feu à Saint-Nazaire et à Étampes
Le parquet de Saint-Nazaire a ouvert une enquête pour dégradation d’un établissement scolaire par moyen incendiaire, après un départ de feu au lycée Aristide-Briand, vendredi 16 octobre, en marge du mouvement lycéen.
Une jeune femme, soupçonnée d’avoir allumé le feu, a été interpellée puis placée en garde à vue. Selon Marion Fersing et Hélène Roussel, journalistes d’ICI, elle est extérieure à l’établissement.
Elle reste présumée innocente.
Un enseignant éteint le feu du bâtiment J à l’extincteur
Le feu est parti d’un couloir du premier étage du bâtiment J, qui regroupe plusieurs salles de classe. Un produit inflammable a été utilisé. Des témoins évoquent de l’essence.
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Le revêtement de sol s’est embrasé et une épaisse fumée noire s’est dégagée. Un enseignant a éteint les flammes avec un extincteur, un autre a déclenché le désenfumage.
Le feu était éteint à l’arrivée des pompiers. Le bâtiment J a été évacué, les autres bâtiments ont continué de fonctionner. Aucun blessé n’est signalé et les dégâts sont limités, selon ICI.
« Ça aurait pu être bien plus grave », a déclaré le proviseur, Jean-François Vadaine. Il annonce des plaintes pour intrusion et mise en danger de la vie d’autrui.
À Aristide-Briand, deux membres du personnel frappés deux jours plus tôt
L’incendie survient deux jours après l’agression d’une secrétaire de direction et d’une enseignante lors de tentatives d’intrusion dans l’établissement, qui accueille 4 000 élèves.
« Nous ne céderons pas à la peur », a affirmé le proviseur.
Le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, a qualifié les faits de « graves et dangereux ». « Il serait temps que le gouvernement s’exprime clairement », a-t-il ajouté. La Région Pays de la Loire « condamne fermement ces actes ».
Étampes : un lycée de l’Essonne également visé par le feu
Le Parisien fait état de trois suspects en garde à vue au total après des dégradations par le feu dans des lycées à Étampes et à Saint-Nazaire.
Le nom de l’établissement d’Étampes et le détail des faits n’avaient pas été confirmés à l’heure où nous publions.
Ailleurs, à Marseille, deux mineurs ont été arrêtés après un départ de feu à l’école Sainte-Sophie. La mobilisation lycéenne a aussi conduit à des interpellations contestées par les enseignants, comme à Saint-Denis, où les personnels du lycée Paul-Eluard ont protesté contre l’interpellation d’un élève.
























