À retenir
- Le rappeur Akhenaton a répondu sur X à Édouard Philippe au sujet des horaires dénoncés par les lycéens
- Il critique des semaines de 8 h 30 à 17 h 30 suivies de devoirs et réclame plus de moyens pour les établissements
- 564 lycées seraient perturbés vendredi 2 octobre 2026, selon France 3 Normandie
- Sur TF1, Édouard Philippe a jugé qu’on peut formuler des revendications « sans bloquer un lycée »
Le rappeur Akhenaton, de son vrai nom Philippe Fragione, s’invite dans le débat sur les horaires des lycéens. Dans un message publié sur X, il interpelle directement Édouard Philippe, qu’il dit avoir entendu sur le sujet.
Akhenaton oppose les journées de 8 h 30 à 17 h 30 au manque de moyens
Il reproche aux adultes et à certains parents d’exiger des élèves des semaines plus chargées que les leurs. Il cite des journées de 8 h 30 à 17 h 30, des devoirs en quantité, des examens le mercredi après-midi et le samedi matin.
Selon lui, ce rythme rend impossible toute vie sociale, culturelle et sportive. Il affirme aussi que des voisins européens obtiennent de meilleurs résultats avec des cours qui s’arrêtent à 13 h 30.
Il en tire une question de budget : des locaux vivables et du matériel moderne pour les professeurs et les élèves, plutôt que des aides à de grandes entreprises ou un réarmement à coups de centaines de milliards. Sa conclusion : « Les choix viennent en amont des moyens. »
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Édouard Philippe condamne les blocus et ferme les lycées du Havre
Candidat Horizons à la présidentielle et maire du Havre, Édouard Philippe a déclaré sur TF1 qu’on peut formuler des revendications sans bloquer un lycée. Il a dénoncé une instrumentalisation du mouvement par LFI.
Après des débordements dans plusieurs établissements, il a annoncé jeudi 1er octobre que tous les lycées du Havre resteraient fermés le lendemain, par précaution.
Fin août, dans un entretien, il défendait déjà « une liberté beaucoup plus grande » sur les rythmes journalier et hebdomadaire.
564 lycées perturbés, des cours de 8 h à 18 h dans le viseur
Parti d’une poignée d’établissements il y a une quinzaine de jours, le mouvement s’étend : 564 lycées seraient perturbés vendredi 2 octobre, selon France 3 Normandie. En Seine-Maritime, 59 interpellations ont eu lieu mardi 29 septembre.
Les lycéens dénoncent des classes surchargées, des bâtiments dégradés, des professeurs non remplacés et des cours qui courent de 8 h à 18 h. Un élu syndical lycéen évoque des élèves ruraux qui se lèvent à 5 h 30 et rentrent à 19 h 30.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, devait recevoir vendredi 2 octobre les associations lycéennes et de parents d’élèves.
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