Grippe et Covid : vaccination le 13 octobre, le vaccin passe sur ordonnance

La direction générale de la santé lance les deux campagnes le même jour. Le vaccin antigrippal ne se délivre plus sans prescription, mais le pharmacien peut la rédiger.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
7 min de lecture
Professionnel de santé vaccinant un patient contre la grippe

À retenir

  • Les campagnes contre la grippe et la Covid-19 démarrent ensemble le 13 octobre 2026, selon le DGS-Urgent n° 2026_12 du 22 septembre.
  • Le vaccin antigrippal ne se délivre plus sans ordonnance, mais le pharmacien, l’infirmier ou la sage-femme peuvent la rédiger.
  • Les personnes ciblées reçoivent un bon de prise en charge qui couvre la totalité du prix du vaccin en pharmacie.
  • La couverture vaccinale a plafonné à 49,6 % chez les personnes à risque l’hiver dernier, pour un objectif fixé à 75 %.
Au sommaire
  1. Grippe et Covid-19 lancées le même jour, le 13 octobre
  2. Depuis juillet 2026, le vaccin contre la grippe exige une prescription
  3. 65 ans et plus, grossesse, diabète : qui reçoit le bon à 100 %
  4. Du bon de prise en charge à l’injection : quatre étapes
  5. Le bon égaré ne fait pas perdre les 100 %
  6. Moins de 11 ans, soignants : deux situations à part

Les officines et les cabinets ouvriront la double vaccination le 13 octobre. La direction générale de la santé a arrêté cette date dans son DGS-Urgent n° 2026_12, diffusé le 22 septembre 2026 et relayé par l’Ordre national des pharmaciens. Pour l’assuré, le changement le plus concret n’est pourtant pas le calendrier.

C’est l’ordonnance, devenue indispensable depuis cet été pour repartir avec une dose contre la grippe.

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Grippe et Covid-19 lancées le même jour, le 13 octobre

Les deux campagnes sont menées conjointement en métropole, en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Les deux injections peuvent être réalisées au cours de la même visite, sur deux points d’injection distincts.

Deux territoires suivent un autre calendrier. Mayotte a ouvert sa campagne dès le mois de septembre, et La Réunion reste alignée sur l’hémisphère sud.

L’enjeu affiché par la direction générale de la santé est un rattrapage. L’hiver dernier, 49,6 % des personnes ciblées et 56,7 % des 65 ans et plus avaient reçu le vaccin contre la grippe, pour un objectif de couverture fixé à 75 %.

Depuis juillet 2026, le vaccin contre la grippe exige une prescription

C’est la nouveauté qui surprendra le plus de monde au comptoir. Depuis juillet 2026, les vaccins antigrippaux sont soumis à prescription obligatoire pour leur délivrance : le pharmacien ne peut plus les remettre sur simple demande.

La mesure n’ajoute pas pour autant un passage chez le médecin. Le pharmacien, l’infirmier et la sage-femme peuvent rédiger eux-mêmes cette prescription, puis administrer l’injection dans la foulée, à partir de 11 ans.

Une seule visite en pharmacie suffit donc dans la plupart des situations.

65 ans et plus, grossesse, diabète : qui reçoit le bon à 100 %

L’Assurance maladie adresse un bon de prise en charge aux personnes qu’elle cible, et ce bon vaut gratuité du vaccin en officine. Le tableau ci-dessous compare les principales situations et le niveau de prise en charge associé, d’après ameli.fr.

SituationConditionPrix du vaccin
65 ans et plusAucune autre conditionPris en charge à 100 %
Femme enceinteQuel que soit le termePris en charge à 100 %
Moins de 65 ansMaladie chronique cibléePris en charge à 100 %
Entourage d’un nourrissonBébé de moins de 6 mois à risquePris en charge à 100 %
Enfant de 2 à 17 ansSans pathologie chroniqueRemboursé à 65 %

Les maladies chroniques ouvrant droit au bon sont limitativement énumérées : affections respiratoires, cardiaques, neurologiques ou rénales, diabète, et obésité avec un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 40. Les résidents d’établissements de soins de suite et d’établissements médico-sociaux sont également couverts.

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La vaccination contre la Covid-19, elle, reste sans frais pour les personnes qui souhaitent en bénéficier.

Du bon de prise en charge à l’injection : quatre étapes

  1. Vérifier son courrier à partir de début octobre : les bons de prise en charge sont envoyés par la caisse d’assurance maladie aux personnes ciblées, par voie postale ou dans le compte ameli.
  2. Se présenter en pharmacie à partir du 13 octobre avec le bon et la carte Vitale, physique ou dans l’application carte Vitale désormais disponible en pharmacie.
  3. Faire établir la prescription sur place par le pharmacien, ou présenter celle d’un médecin, d’un infirmier ou d’une sage-femme.
  4. Se faire injecter la dose dans la foulée, en demandant le cas échéant l’injection contre la Covid-19 lors du même passage.

Les personnes qui ne reçoivent pas de bon alors qu’elles remplissent une condition médicale peuvent en faire éditer un par leur médecin, leur pharmacien, leur infirmier ou leur sage-femme.

Le bon égaré ne fait pas perdre les 100 %

Première idée fausse : croire qu’un bon perdu annule la gratuité. Un professionnel de santé peut en délivrer un nouveau, et la prise en charge intégrale est maintenue.

Deuxième piège, plus coûteux : acheter le vaccin de sa poche avant le 13 octobre. Hors bon de prise en charge, la dose reste à la charge de l’assuré ou de sa complémentaire, et le reste à charge s’ajoute aux autres prélèvements de l’année, comme le plafond des franchises médicales porté à 140 euros au 1er octobre.

Troisième erreur fréquente : repousser l’injection de plusieurs semaines en pensant gagner en protection. La direction générale de la santé recommande au contraire de se présenter dès l’ouverture de la campagne.

Moins de 11 ans, soignants : deux situations à part

Un enfant de moins de 11 ans peut-il être vacciné en pharmacie ?

Non. En deçà de 11 ans, la prescription relève du médecin, et l’injection ne peut pas être réalisée par le pharmacien. Le passage par le cabinet médical reste la règle.

L’obligation vaccinale des soignants s’applique-t-elle cet hiver ?

Pas encore. La saison 2026-2027 est la première année de déploiement de l’obligation antigrippale pour les professionnels concernés, mais le cadre réglementaire ne sera achevé qu’en 2027, ce qui prolonge le débat ouvert lorsque la HAS a recommandé la vaccination obligatoire des soignants.

Les modalités de cette campagne figurent dans le DGS-Urgent n° 2026_12 du ministère chargé de la santé, diffusé le 22 septembre 2026 et relayé par l’Ordre national des pharmaciens. Les conditions de prise en charge et la liste des publics ciblés sont publiées sur ameli.fr, et l’ensemble des démarches de remboursement est détaillé dans notre guide santé et remboursements 2026.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.