À retenir
- Une femme de 27 ans est morte le mardi 3 novembre 2026 au CHU de Montpellier, au lendemain d’un repas à base de morilles séchées ChampiBon.
- Deux formats ChampiBon font l’objet d’un rappel national : le bocal de 60 g vendu chez B&M et celui de 400 g distribué par Promocash.
- Les autorités évoquent une probable contamination par une toxine, avec diarrhées ou vomissements dans les heures qui suivent le repas.
- L’autopsie confirme l’ingestion de morilles, mais seules les analyses toxicologiques en cours diront si elles ont causé la mort.
Au sommaire
Une femme de 27 ans, sans problème de santé connu, est morte le mardi 3 novembre 2026 au CHU de Montpellier (Hérault). La veille, elle avait mangé des morilles séchées de marque ChampiBon achetées chez B&M, rapporte ICI Hérault.
Les ministères de la Santé et de l’Agriculture indiquent qu’« un lien est suspecté » entre la consommation de ces champignons, les troubles digestifs et le décès. Deux fiches de rappel couvrent désormais les bocaux concernés, vendus dans toute la France.
Le parquet de Montpellier attend les analyses toxicologiques
Les premiers symptômes sont apparus le lundi 2 novembre, quelques heures après le repas, selon le ministère de la Santé. Ils étaient gastro-intestinaux et sévères. La patiente a contacté le centre antipoison de sa région, puis a été hospitalisée rapidement.
Elle est morte le lendemain malgré cette prise en charge.
Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. L’autopsie, pratiquée à l’institut médico-légal de la ville, confirme que la jeune femme a bien ingéré des morilles. Un laboratoire spécialisé doit maintenant mener des analyses toxicologiques approfondies.
À ce stade, aucun lien de causalité n’est formellement établi. Les autorités parlent d’une contamination « probable », sans nommer la toxine en cause.
Deux formats ChampiBon rappelés chez B&M et Promocash
La première fiche, publiée le mercredi 4 novembre sur RappelConso, vise le bocal de 60 g vendu chez B&M. Une seconde fiche étend la mesure au format de 400 g distribué par Promocash, une enseigne de vente en gros destinée aux professionnels.
Le tableau ci-dessous compare les deux références visées par le rappel.
| Repère | B&M | Promocash |
|---|---|---|
| Format | Bocal de 60 g | Contenant de 400 g |
| Code-barres (GTIN) | 3760201609743 | 3760201600023 |
| Lots concernés | Tous les lots | Lot 262306 |
| Date de durabilité minimale | 01/12/2029 | 01/12/2029 |
| Période de vente | 12 octobre au 3 novembre 2026 | 23 juin au 3 novembre 2026 |
Chez B&M, la référence interne du produit est la 534199. La fiche couvre l’ensemble des lots portant la date du 1er décembre 2029.
Vérifier son bocal de morilles en quatre étapes
Les informations utiles figurent toutes sur l’étiquette du bocal. Voici l’ordre dans lequel les contrôler.
- Repérer le code-barres et le comparer aux deux numéros du tableau.
- Lire la date de durabilité minimale : les deux formats rappelés portent le 01/12/2029.
- Pour le contenant de 400 g, vérifier en plus le numéro de lot 262306.
- Si le produit correspond, ne pas le consommer et le rapporter au magasin pour être remboursé.
Les autorités précisent qu’une cuisson prolongée ne rend pas ces morilles sûres. Le service consommateurs du fabricant répond au 04 73 69 90 60.
Le détail des références figure aussi dans notre article sur le rappel des morilles ChampiBon chez B&M et Promocash, publié dès l’annonce des deux fiches.
Diarrhées et vomissements doivent faire appeler un centre antipoison
D’après la fiche officielle, le lot en cause peut provoquer des diarrhées ou des vomissements dans les heures qui suivent le repas. Dans de rares cas, ces troubles entraînent une déshydratation sévère.
En cas de symptômes après avoir mangé ces champignons, la consigne est d’appeler le centre antipoison le plus proche. Les numéros régionaux sont recensés sur le site centres-antipoison.net.
En cas de malaise grave, le 15 reste le numéro d’urgence médicale.
Les résultats toxicologiques sont attendus par l’enquête
Les conclusions du laboratoire diront si la toxine soupçonnée est bien en cause dans la mort survenue à Montpellier. Elles permettront aussi de savoir si le rappel doit s’étendre à d’autres lots.
La liste des produits rappelés est mise à jour sur le site gouvernemental à chaque nouvelle fiche.
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