À retenir
- Dimanche 8 novembre, le parquet de Bourg-en-Bresse a obtenu la mise en examen du conducteur de 26 ans pour homicide et blessures involontaires.
- Sous contrôle judiciaire, le chauffeur n’a plus le droit de prendre le volant et doit suivre des soins, d’après le parquet.
- Les qualifications aggravées d’homicide routier, retenues vendredi, ont été écartées faute de circonstance aggravante établie par l’enquête.
- Deux passagers sont morts, une fillette et un étudiant lyonnais de 18 ans ; trois blessés restaient en urgence absolue dimanche.
Au sommaire
Deux jours après la sortie de route de l’autocar sur la départementale 22, à Lent (Ain), son conducteur a été mis en examen dimanche 8 novembre 2026. Le parquet de Bourg-en-Bresse lui reproche un homicide involontaire par conducteur et des blessures involontaires par conducteur.
Âgé de 26 ans, sans antécédent judiciaire, l’homme a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire et obligation de soins, rapporte ICI Auvergne-Rhône-Alpes. Il reste présumé innocent.
Le parquet abandonne la piste de l’homicide routier aggravé
Vendredi soir, l’enquête avait été ouverte pour homicide routier et blessures routières aggravées. Le parquet n’a pas conservé ces chefs : aucune circonstance aggravante n’a été relevée.
Les dépistages d’alcool et de stupéfiants sont revenus négatifs.
Le car, bridé à 70 km/h par un régulateur, n’aurait pas dépassé la vitesse autorisée. Un contrôle inopiné subi par le conducteur en octobre s’était lui aussi révélé négatif.
Le conducteur maintient s’être endormi au volant
Réentendu par la section de recherches de la gendarmerie de Lyon, le chauffeur a confirmé ses premières déclarations. D’après lui, il avait pris son service très tôt, ressentait de la fatigue et s’est endormi avant le choc.
Dès vendredi, la procureure Karine Malara avait indiqué que les premiers témoignages de passagers allaient dans ce sens.
L’autocar assurait la liaison entre Lyon et Bourg-en-Bresse pour le compte de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Son conducteur, salarié en CDI du transporteur lyonnais Philibert depuis 18 mois, faisait du transport scolaire du lundi au jeudi, selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Trois blessés toujours hospitalisés en urgence absolue
Le véhicule transportait 49 personnes, dont 23 mineurs. Dimanche, trois passagers restaient hospitalisés en urgence absolue et vingt-cinq autres souffraient de blessures légères.
Une fillette et un étudiant lyonnais de 18 ans ont perdu la vie dans la collision avec un arbre, décrite dans notre premier article sur l’autocar qui a heurté un arbre à Lent.
Une cellule d’aide psychologique a été activée, avec un numéro destiné aux familles, le 09 70 80 90 40.
Votre argent, vos droitsGifi dépôt de bilan : l’enseigne serait en cessation de paiements, selon Sud Ouest→Un juge d’instruction et le BEA-TT poursuivent les investigations
La mise en examen ouvre la phase d’instruction : un juge d’instruction dirige désormais les investigations judiciaires. Le contrôle judiciaire peut être modifié ou levé au fil de la procédure.
En parallèle, le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) mène une enquête administrative, distincte de la procédure pénale, sur les causes de l’accident.
Le récit du conducteur pendant sa garde à vue, vendredi, figure dans notre article sur le chauffeur de 26 ans qui se serait assoupi.
Votre avis nous intéresse
Une réaction, un témoignage, une précision ? Écrivez-nous en quelques lignes : la rédaction relit chaque message avant de le publier.



