À retenir
- Un bouc adulte en divagation a empêché un habitant de Latrape, en Haute-Garonne, de sortir de chez lui mardi 15 septembre
- L’animal chargeait l’occupant à chaque tentative de sortie, impasse de Sardi
- Neuf sapeurs-pompiers et cinq véhicules ont été engagés, dont des spécialistes du risque animalier
- Sédaté par un vétérinaire, le bouc a été confié à la SACPA sans qu’aucun propriétaire se manifeste
Un bouc adulte en divagation a empêché un habitant de Latrape, en Haute-Garonne, de sortir de chez lui mardi 15 septembre au matin, selon La Dépêche du Midi. L’affaire a mobilisé neuf sapeurs-pompiers et un vétérinaire avant que l’animal ne soit maîtrisé.
Le bouc chargeait dès que la porte s’ouvrait, impasse de Sardi
L’animal s’est introduit peu avant 10 heures sur une propriété privée de l’impasse de Sardi. Latrape est une commune rurale de 437 habitants, près de Cazères, au sud de Toulouse.
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Adulte et visiblement de très mauvaise humeur, le bouc a chargé l’occupant du logement à chacune de ses tentatives de sortie. L’homme est resté cloîtré chez lui et a prévenu les secours.
Ni La Dépêche du Midi ni France 3 Occitanie, qui a repris l’information mercredi, ne font état de blessé.
Cinq véhicules et un vétérinaire sapeur-pompier pour endormir l’animal
Le dispositif déployé a de quoi surprendre pour un seul caprin : cinq véhicules et neuf sapeurs-pompiers, dont des spécialistes du risque animalier.
Un vétérinaire sapeur-pompier a fini par sédater le bouc, ce qui a permis sa prise en charge sans que personne n’ait à l’affronter à mains nues.
Le cas n’a rien d’unique cette année. Début septembre, dans le Val-d’Oise, un taureau échappé avait semé la surprise à Cormeilles-en-Parisis avant d’être récupéré par les pompiers et la police municipale.
Confié à la SACPA, le bouc attend un propriétaire qui ne s’est pas manifesté
Une fois endormi, l’animal a été remis à la SACPA, le prestataire qui gère la fourrière animale pour de nombreuses communes françaises.
Personne ne sait d’où il sortait. Ni les secours ni les riverains n’ont pu dire s’il appartenait à un éleveur du secteur, ni comment il avait atterri sur ce terrain.
La divagation d’un animal relève du pouvoir de police du maire, qui peut faire cesser les troubles causés par des animaux « malfaisants ou féroces » au titre de l’article L2212-2 du code général des collectivités territoriales. Le portail Gend’élus de la gendarmerie nationale précise que cette formule ancienne se lit largement : elle vise tout animal dont la présence perturbe la sécurité ou la tranquillité publiques.
Un animal placé en fourrière reste réclamable par son propriétaire pendant huit jours ouvrés. Passé ce délai, son sort dépend du gestionnaire et de l’avis d’un vétérinaire.
Les captures de ce genre ne sont pas rares hors des campagnes non plus : dans la Manche, il avait fallu que les gendarmes capturent une tortue de Floride en cavale au Val-Saint-Père. Le bouc de Latrape, lui, n’a laissé derrière lui qu’une porte d’entrée devenue infranchissable pendant une matinée.
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