Abelardo de la Espriella a été investi président de la Colombie vendredi, lors d’une cérémonie inédite tenue à Cali plutôt qu’à Bogotá. L’avocat de 48 ans, surnommé « El Tigre », succède au président de gauche Gustavo Petro.
Élu le 21 juin face au candidat de gauche Iván Cepeda, à moins d’un point d’écart, le nouveau chef de l’État colombien incarne un virage à droite après quatre ans de gouvernance progressiste. Une douzaine de chefs d’État étaient présents à la cérémonie.
Une rupture avec la « paix totale » de Petro
Abelardo de la Espriella entend abandonner le dialogue avec les groupes armés au profit d’une ligne sécuritaire dure, ce qui menace les accords de paix FARC de 2016.
Il prévoit aussi de réaligner Bogotá sur Washington, de rompre avec Cuba et le Nicaragua, et d’accueillir un bureau antidrogue américain à Medellín. Ce virage s’inscrit dans une séquence diplomatique mouvementée, entre le nouvel ultimatum lancé par Donald Trump à l’Iran et le pacte de défense signé par l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.
Son mandat de quatre ans s’annonce sous haute tension régionale.
















