Un avion aux enchères pour 10 euros à Séville, mais il ne vole plus

Stéphane Larue
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Stéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Selon l’opérateur aéroportuaire espagnol Aena, un avion stationné depuis des années sur le tarmac de Séville part aux enchères pour une mise à prix de seulement 10 euros. Un tarif imbattable, sauf que l’appareil ne peut plus décoller.

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L’essentiel

  • Aena met aux enchères un Piper PA-23 Apache immatriculé EC-GKA à l’aéroport de Séville
  • Prix de départ : 10 euros, plus une garantie de 50 centimes pour enchérir
  • L’avion est considéré comme « probablement abandonné », son propriétaire restant introuvable
  • Aena est formel : l’appareil est en mauvais état et ne peut plus voler

Un bimoteur oublié sur le tarmac

L’avion en question est un Piper PA-23 Apache, premier bimoteur léger produit par le constructeur américain. Son prototype a décollé pour la première fois en 1952.

Immatriculé EC-GKA, il stationne depuis plusieurs années à l’aéroport de Séville. Malgré plusieurs tentatives, Aena n’est jamais parvenu à joindre son propriétaire.

Dix euros, plus une petite garantie

Faute de repreneur, l’appareil est désormais considéré comme abandonné au sens juridique du terme. Aena a lancé une procédure de vente aux enchères, publiée le 20 juillet au Bulletin officiel de l’État espagnol.

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Prix de départ : 10 euros. Les candidats doivent simplement s’acquitter d’une garantie de 50 centimes pour pouvoir enchérir.

Un excellent plan, à condition d’accepter un défaut de taille

Voilà pour la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est qu’Aena est formelle sur l’état de l’appareil : « il est en mauvais état, l’avion ne peut pas voler ».

Remise en état et transport hors de l’aéroport représenteraient des frais bien supérieurs au prix de départ. De quoi refroidir les acheteurs les plus pressés, même à ce tarif défiant toute concurrence.

En Espagne, l’administratif a déjà compliqué d’autres bonnes fortunes : une habitante avait par exemple gagné 35 000 euros à la loterie sans pouvoir les toucher. Ici, c’est un avion à 10 euros qui ne quittera jamais le sol.

De quoi rappeler que la bonne fortune emprunte parfois des chemins détournés, comme ce ticket de loterie à un million d’euros sauvé des ordures en Italie.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.