Metricool publie ce 29 juillet 2026 une étude portant sur 799 718 vidéos diffusées par 71 177 chaînes YouTube dans le monde. Les résultats révèlent une forte progression des vues, accompagnée d’un recul du temps de visionnage, de l’engagement et des revenus publicitaires estimés.
Les vidéos longues gagnent en portée, pas en attention
Dans l’échantillon analysé, les vues des vidéos longues augmentent de 76 % sur un an. Cette évolution favorable masque cependant une dégradation de plusieurs indicateurs déterminants pour les créateurs et les marques.
Pour ce format, le temps de visionnage recule de 37 % et l’engagement chute de 45 %. Les lectures monétisées diminuent de plus de 58 %, tandis que les revenus publicitaires estimés baissent de plus de 54 %, selon les données communiquées par Metricool.
Cette évolution montre qu’une vue supplémentaire ne garantit plus une attention durable ou une meilleure rentabilité. La plateforme continue de distribuer largement les contenus, mais les internautes semblent passer plus rapidement d’une vidéo à une autre.
Les Shorts deviennent le principal outil de découverte
Les vidéos courtes enregistrent la progression la plus spectaculaire, avec une hausse de 127 % des vues. Les Shorts concentrent désormais 61 % des vues observées dans l’étude, ce qui en fait le premier levier de découverte pour toucher de nouveaux publics.
Ce poids croissant s’inscrit dans une tendance déjà observée par YouTube. En juin 2025, la plateforme annonçait que ses Shorts dépassaient en moyenne 200 milliards de vues quotidiennes dans le monde.
Le format court reste aussi accessible aux chaînes en développement. D’après Metricool, les comptes de moins de 100 000 abonnés ont doublé leurs vues sur les Shorts en un an, tandis que 11 % des chaînes comptant moins de 10 000 abonnés ont progressé entre 2025 et 2026.
Les vidéos longues conservent néanmoins un rôle différent. Elles permettent de développer un sujet, d’installer un rendez-vous et de construire une relation plus solide avec les abonnés, là où les Shorts servent principalement à attirer de nouveaux spectateurs.
L’effet « slow burn » prolonge la vie des contenus
Les premiers jours restent décisifs après une publication. Selon l’étude, 83 % des interactions sont enregistrées pendant les dix premiers jours, avec une concentration particulièrement forte au cours des trois premières journées.
Une vidéo YouTube peut toutefois continuer à accumuler des vues pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Metricool qualifie ce phénomène d’effet « slow burn » : contrairement aux contenus rapidement périssables de certains réseaux sociaux, une vidéo bien référencée conserve un potentiel de découverte après sa mise en ligne.
Publier davantage n’est donc pas nécessairement plus efficace. L’étude situe entre deux et quatre vidéos longues par semaine le rythme susceptible d’offrir les meilleurs résultats, tout en autorisant une fréquence supérieure pour les Shorts.
Metricool recommande de travailler les premières secondes, la rétention, les titres, les miniatures et les descriptions. L’enjeu n’est plus seulement d’obtenir une vue, mais de donner au spectateur une raison de rester, puis de revenir sur la chaîne.


