À peine le Festival des Architectures Vives de Montpellier refermé, l’une de ses installations les plus imposantes a trouvé une seconde vie pour le moins inattendue : 2,5 tonnes de sable à récupérer sur Le Bon Coin. L’annonce, repérée par Midi Libre, cherche désormais un volontaire prêt à tout déblayer.
Pendant six jours, du 9 au 14 juin, la cité héraultaise a célébré la vingtième édition de son Festival des Architectures Vives (FAV), placée sous le thème de la transmission. Dans les cours secrètes des hôtels particuliers de l’Écusson, le public a déambulé gratuitement entre des installations éphémères imaginées par de jeunes équipes d’architectes venues du monde entier.
Or, qui dit architecture éphémère dit matériaux à démonter une fois la fête finie. Fidèle à sa démarche d’économie circulaire, le festival préfère offrir ses décors plutôt que de les jeter. Cette année, c’est une œuvre bâtie autour du sable qui cherche preneur : environ 2,5 tonnes de granulats, patiemment accumulés le temps de l’exposition.
D’où cette annonce presque surréaliste publiée sur Le Bon Coin. Le sable est cédé à qui acceptera de venir le chercher lui-même. Un détail qui a son importance : déplacer 2,5 tonnes de sable ne s’improvise pas. Il faut un véhicule adapté, quelques bras solides et, accessoirement, une idée de ce qu’on va bien pouvoir en faire.
Maçons en quête de matière première, jardiniers rêvant d’un bac à sable géant ou bricoleurs opportunistes : les profils intéressés ne manquent pas sur le papier. Le réemploi inspire d’ailleurs de plus en plus d’initiatives décalées partout en France, du bricoleur breton qui a bâti seul une tour médiévale de 12 mètres aux records les plus farfelus, comme ce championnat du monde de rembobinage de cassettes organisé à Albi.
En attendant le ou la volontaire, l’opération illustre surtout l’esprit du FAV 2026 : rien ne se perd, tout se transmet. Et si l’objet déconcerte, il rejoint la longue liste des curiosités françaises du moment, à l’image de la plus grande table du monde réapparue en version mini à Saint-Ouen. Faute de preneur, le sable retournera sans doute, plus prosaïquement, dans le circuit du réemploi local.















