L’Assemblée nationale a ouvert ce mardi 16 juin le débat en séance sur le projet de révision constitutionnelle visant à conférer à la Corse un statut d’autonomie au sein de la République. Un texte attendu depuis des années qui divise profondément la classe politique.
Lancée en 2022 par Emmanuel Macron en réponse aux violences qui avaient suivi la mort du militant indépendantiste Yvan Colonna en détention, l’initiative prévoit que l’île puisse disposer de dérogations législatives et réglementaires dans des domaines comme l’aménagement du territoire ou le développement économique. Si le gouvernement assure que « l’État restera fort et puissant en Corse », Marine Le Pen (RN) juge le texte « dangereux » car créant selon elle « une rupture avec la France ».
Pour entrer en vigueur, le texte devrait encore recueillir les trois cinquièmes des voix du Parlement réuni en Congrès à Versailles — un passage loin d’être acquis au vu des profondes divisions observées dans l’hémicycle.















