Emmanuel Macron et Giorgia Meloni se sont retrouvés ce jeudi à Antibes pour le 36ᵉ sommet franco-italien, leur première rencontre bilatérale depuis la prise de fonctions de la cheffe du gouvernement transalpin en 2022. Les deux dirigeants ont annoncé vouloir constituer une coalition multinationale pour prendre la succession de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le mandat expire fin 2026.
À l’issue des entretiens tenus à la Villa Eilenroc, huit ministres de chaque délégation ont signé une feuille de route bilatérale axée sur la défense — notamment autour du système antiaérien franco-italien SAMP/T livré à l’Ukraine —, l’espace et les infrastructures. Ce sommet marque un rapprochement diplomatique notable entre Paris et Rome, après plusieurs années de tensions sur les dossiers migratoires et énergétiques.
La signature de ces accords consolide l’axe franco-italien au sein de l’Union européenne à un moment où les équilibres géopolitiques sur le pourtour méditerranéen restent particulièrement fragiles.















