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L’idée d’Emmanuel Macron d’envoyer des troupes en Ukraine : une proposition qui dérange nos voisins européens

L'idée d'Emmanuel Macron d'envoyer des troupes en Ukraine : une proposition qui dérange nos voisins européens

La proposition d’Emmanuel Macron d’envoyer des troupes occidentales en Ukraine soulève une vague de contestations en Europe et parmi les alliés de l’OTAN. Cette idée, évoquée lors d’une conférence internationale de soutien à l’Ukraine, a suscité des réactions immédiates et diverses, allant de l’opposition ferme à l’appel à la prudence.

RÉACTIONS IMMÉDIATES DES PAYS EUROPÉENS APRES LES PROPOS D’EMMANUEL MACRON

Des pays clés de l’Europe ont rapidement exprimé leur désaccord face à la suggestion du président français. L’Allemagne, par la voix du chancelier Olaf Scholz, a catégoriquement rejeté l’idée d’envoyer des soldats, affirmant qu’aucun soldat ne serait déployé en Ukraine par des pays européens ou membres de l’OTAN. De même, l’Italie et la Suède, cette dernière en attente de devenir le 32e membre de l’OTAN, ont marqué leur opposition, privilégiant l’envoi de matériel avancé plutôt que des troupes. Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a souligné que l’option d’envoyer des troupes n’était « pas d’actualité pour l’instant ».

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Emmanuel Macron

LA POSITION FERME DE L’OTAN

L’OTAN, de son côté, a clairement indiqué n’avoir « aucun projet » d’envoi de troupes de combat en Ukraine, continuant de soutenir l’Ukraine par d’autres moyens militaires qui n’incluent pas le déploiement de troupes au sol. Cette position souligne la prudence de l’alliance face à la complexité de la situation et aux risques d’escalade.

LES INQUIÉTUDES ET OPPOSITIONS EN FRANCE

En France, les réactions ne se sont pas fait attendre, avec des voix s’élevant de tous bords politiques contre la proposition de Macron. Jean-Luc Mélenchon et Eric Ciotti ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’idée d’une guerre contre la Russie, tandis que Jordan Bardella a critiqué le président pour avoir « perdu son sang-froid ». Olivier Faure a appelé à un débat stratégique éclairé au Parlement, mettant en avant le besoin d’une discussion ouverte et approfondie sur le sujet.

UNE POSSIBLE PRÉSENCE FRANÇAISE SANS FRANCHIR LE SEUIL DE BELLIGÉRANCE

Malgré les oppositions, le chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, a évoqué la nécessité d’envisager de nouvelles actions de soutien à l’Ukraine, qui pourraient impliquer une présence française ou occidentale sur le sol ukrainien sans pour autant franchir le seuil de belligérance. Cette approche suggère une recherche de solutions alternatives pour soutenir l’Ukraine tout en évitant une confrontation directe.

LA MISE EN GARDE DU KREMLIN

Le Kremlin, réagissant aux déclarations de Macron, a prévenu que l’envoi de troupes occidentales en Ukraine ne serait pas dans l’intérêt des Occidentaux, estimant qu’une telle démarche mènerait inévitablement à un conflit direct entre l’OTAN et la Russie. Cette mise en garde de Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, souligne les tensions élevées et les risques associés à toute modification du soutien militaire occidental à l’Ukraine.

Stéphane Larue
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