Le gouvernement a renoncé à doubler le plafond annuel des franchises médicales, fixé à 100 euros. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé, vendredi 21 août, qu’il sera désormais indexé sur l’inflation plutôt que porté à 200 euros d’un coup.
Le projet initial, dévoilé le 23 juillet pour combler une partie du déficit de 21 milliards d’euros de la Sécurité sociale, prévoyait de doubler ce plafond. Il s’est heurté à l’opposition des associations de patients, des syndicats de médecins et des infirmiers.
Cette annonce intervient alors que la santé fait aussi l’actualité avec le vaccin ARN de Moderna et Merck contre le mélanome, qui vient de réussir sa phase 3.
Une hausse calée sur l’inflation
Le plafond annuel augmentera désormais chaque année selon l’inflation, estimée à 2 % pour 2026 par l’Insee. Stéphanie Rist a reconnu qu’un doublement immédiat paraissait « brutal » et assure avoir « écouté » patients et soignants.
Les montants des franchises elles-mêmes — 1 euro par boîte de médicament, 2 euros par consultation — restent inchangés.
Cette nouvelle trajectoire doit encore être confirmée dans le prochain budget de la Sécurité sociale.
















