La PDG de France Télévisions s’apprêterait à saisir la justice. Selon Le Parisien, Delphine Ernotte va porter plainte contre Patrick Sébastien pour outrage sexiste, après la diffusion d’une chanson aux paroles crues la visant personnellement. La démarche judiciaire intervient au lendemain de la sortie de l’album Olé Osé volume 2.
Tout commence le 24 avril 2026 avec la mise en ligne du second volume des chansons paillardes de Patrick Sébastien. L’animateur, écarté de l’antenne de France 2 en 2019, y inclut un titre intitulé Delphine, dont le refrain comporte des allusions sexuelles explicites visant directement la présidente de France Télévisions.
Des propos que l’entourage d’Ernotte a qualifiés dans la presse de « tout ce qu’elle déteste : sexiste, vulgaire et grossier ». La PDG de la télévision publique n’avait jusqu’ici pas répondu publiquement aux provocations répétées de l’ex-animateur vedette.
Une plainte pour outrage sexiste
L’outrage sexiste est une infraction pénale définie par la loi du 3 août 2018. Il vise tout propos ou comportement à connotation sexiste susceptible de porter atteinte à la dignité de la personne ou de créer une situation intimidante et hostile. La plainte d’Ernotte viserait à qualifier les paroles de la chanson sous ce chef d’accusation.
Patrick Sébastien n’a pour l’heure pas réagi à l’annonce de cette procédure. L’animateur est par ailleurs visé par une enquête séparée pour exhibition sexuelle, sans lien direct avec le présent dossier. Il n’est, à ce stade, ni mis en examen ni condamné pour les faits reprochés dans la plainte d’Ernotte.
Un conflit qui couve depuis 2019
Le différend entre les deux personnalités remonte à la non-reconduction du contrat de Patrick Sébastien sur France 2, en 2019. L’animateur a depuis multiplié les attaques publiques contre Ernotte, qu’il tient pour responsable de son éviction. Il lui avait déjà consacré un premier album paillard sans que cela déclenche de réponse judiciaire.
Cette fois, la PDG semble décidée à franchir le pas. La chanson paillarde visant Ernotte avait suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux dès sa publication, de nombreux internautes estimant que les paroles franchissaient une ligne.
L’affaire est suivie avec attention dans le milieu des médias, au-delà de la seule querelle personnelle, comme un test de la portée réelle de la loi contre l’outrage sexiste. France 2, très regardée ces derniers jours, n’a pour sa part fait aucun commentaire officiel sur la procédure.

