Un bélier égaré a élu domicile dans le jardin d’une habitante de Vescemont, dans le Territoire de Belfort, et refuse d’en repartir. Identifié par des boucles aux deux oreilles mais introuvable côté propriétaire, l’animal intrigue tout le village, selon ICI Bourgogne-Franche-Comté.
L’histoire se déroule au Mont Jean, un coin paisible de cette petite commune des Vosges du Sud. Un beau jour, un bélier inconnu s’invite dans le jardin d’une riveraine.
Depuis, il ne le quitte plus. « Il occupe tout le jardin », résume la propriétaire des lieux, un brin dépassée par son nouveau pensionnaire.
L’animal ne ressemble pas vraiment aux moutons du coin. Très laineux, les pattes noires et le contour des yeux foncé, il a presque l’air d’avoir « mis du mascara ».
Reste la grande question : à qui appartient-il ? Le bélier porte une boucle à chaque oreille, preuve qu’il est bel et bien enregistré quelque part.
Seul hic, il refuse catégoriquement qu’on l’approche. Impossible, donc, de lire les numéros qui mèneraient jusqu’à son éleveur.
Le maire mène l’enquête. Christian Canal explique avoir contacté un à un les détenteurs d’animaux de la commune, sans succès. La piste d’une bête venue d’un village voisin est désormais privilégiée.
Cette énigme à quatre pattes rappelle d’autres feuilletons animaliers du printemps, comme le renard voleur de boules en Dordogne ou la tortue Barnabé en cavale dans l’Yonne.
Faute de propriétaire, la mairie n’exclut pas d’organiser une opération pour capturer le fugueur et l’identifier. Une battue tout en douceur, en somme, pour un mouton qui semble avoir trouvé son petit coin de paradis.
Les pensionnaires-surprises ne manquent décidément pas dans nos campagnes, du raton laveur perché au collège d’Issoire aux bêtes égarées qui s’invitent dans les jardins.
En attendant, le bélier du Mont Jean coule des jours tranquilles, devenu malgré lui la mascotte d’un village qui aimerait surtout savoir d’où il sort.
