Maurice ou Mauritanie ? Sept passagers ratent leur vol à Nice

Stéphane Larue
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Stéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Photo : Omkar Pendsay / Pexels

Cinq voyageurs mauriciens et leurs deux compagnons français ont été refoulés à l’embarquement d’un vol EasyJet pour Rome, mercredi 3 juin, à l’aéroport de Nice-Côte d’Azur. En cause, révèle Nice-Matin : une agente d’escale a confondu l’île Maurice avec la Mauritanie et leur a réclamé un visa dont ils n’avaient nul besoin.

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Au comptoir de contrôle des documents, l’agente reste persuadée d’avoir affaire à des passeports mauritaniens. Or les ressortissants mauriciens n’ont pas besoin de visa pour un court séjour dans l’espace Schengen, contrairement aux Mauritaniens. Les deux pays n’ont d’ailleurs en commun que quelques lettres : l’un est une île de l’océan Indien, l’autre un État d’Afrique de l’Ouest.

La police aux frontières finit par trancher

Malgré les explications répétées du groupe, la confusion s’éternise. Une responsable appelée en renfort aurait même confirmé l’exigence de visa, selon le récit des passagers, avant qu’une vérification de la police aux frontières ne rétablisse les faits : les passeports étaient bien mauriciens. Pour ce type de litige, mieux vaut connaître la réglementation des visas Schengen sur le bout des doigts.

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Trop tard, pourtant : l’avion se trouvait encore au sol, leurs bagages chargés en soute, mais les portes du vol sont restées fermées. Le groupe affichait une moyenne d’âge d’environ 70 ans, et l’une des voyageuses fêtait ce jour-là ses 90 ans.

Une demande d’indemnisation en cours

Reprogrammés sur un vol le soir même, les sept passagers ont reçu des bons de restauration. Ils réclament désormais une indemnisation à EasyJet pour ce qu’ils qualifient de refus d’embarquement injustifié, la compagnie ayant reconnu l’erreur. Une procédure encadrée par les droits des passagers aériens, qui prévoient jusqu’à 400 euros pour un vol intra-européen de cette distance.

L’aéroport de Nice et EasyJet avaient déjà fait parler d’eux ensemble : une bagarre avait éclaté à l’enregistrement après un litige sur des bagages. Cette fois, l’histoire se termine sans coup d’éclat — mais avec un anniversaire fêté à Rome avec quelques heures de retard.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.